Haut-Doubs. A Pontarlier : Une prime d’activités étendue

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La prime d'activité n'a pas vraiment convaincu ...

En 2019, 171 000 foyers ont bénéficié de la prime d’activité en Bourgogne-Franche-Comté. Cela représente 50 000 foyers de plus qu’en 2018.

Depuis sa création il y a un an sous sa forme actuelle, élargie et augmentée, la prime d’activité concerne aujourd’hui 4,26 millions de foyers en France. Cette prime, déjà existante auparavant, avait connu un coup de boost, en réponse aux événements de novembre 2018, dans un contexte économique et social tendu. Le montant en avait alors été augmenté et les conditions de ressources revues à la hausse afin qu’un plus grand nombre puisse en bénéficier. Ainsi, grâce à ces nouvelles directives, 1,48 millions de nouveaux foyers en avaient bénéficié. Toutefois, la communication avait été telle qu’on est en droit de se demander dans quelles mesures ces nouveaux bénéficiaires ne sont pas apparus après avoir pris la peine de la demander. Autrement dit, il n’est pas impossible qu’ils auraient été bénéficiaires avant la réforme.

Véritable coup de pouce ou écran de fumée ?

A l’annonce de la réforme, de très nombreux foyers ont effectivement fait la demande auprès des services de la CAF. Alors que majoritairement des droits étaient octroyés, trois mois après, c’est la douche froide : “Je touchais quelques euros depuis janvier 2019, explique Martine. J’ai apprécié ce coup de pouce. Et en mars, on m’a demandé de déclarer mes revenus trimestriels, qui étaient parfaitement similaires aux trois mois précédents. Et là, surprise ! Je n’ai plus droit à rien !” Même son de cloche pour Loïc, en CDI depuis un an dans la vente. Il déclare donc un salaire fixe identique chaque mois, mais pourtant “Je vois mon indemnité fondre comme neige au soleil”, déplore-t-il.
Toutes les personnes interrogées parlent de poudre aux yeux (de perlimpimpin?) pour évoquer cette réforme qui n’aura véritablement fonctionné que les trois premiers mois, aux dires des bénéficiaires qui, bien que déclarant la même somme tous les mois, se retrouvent avec une indemnité fortement diminuée, voire complètement supprimée. Une réalité bien éloignée des chiffres brandis comme un étendard par Agnès Buzyn, ex-ministre des solidarités et de la santé et Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès d’Agnès Buzyn, dans un communiqué paru le 7 février dernier.