Haut-Doubs. A Saint-Point : Des communes sans candidats

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Une municipalité presque entièrement féminine. Photo : site de la commune

Les élections municipales approchent à grands pas : les 15 et 22 mars prochains, il faudra faire son choix parmi les candidats à la municipalité.

Les listes des candidats aux municipales devaient être déposées avant le 27 février dernier. C’est chose faite pour toutes les communes du Doubs qui ont vu se manifester, en tout, 10 017 candidats pour 573 communes recensées dans le département. Toutes les communes ? Non, puisque cinq d’entre elles se retrouvent sans candidat. C’est le cas de Dompierre-les-Tilleuls, Passavant, Sourans, Tallans et Saint-Point Lac. Les difficultés de plus en plus nombreuses rencontrées par les édiles ont sensiblement refroidi les ardeurs, notamment dans les petites bourgades où les moyens sont de plus en plus limitées et les besoins toujours aussi importants. Une telle charge de travail et de responsabilités pèse lourd sur les épaules des élus qui, pour la plupart, se retirent de la vie politique par nécessité.
La situation se présente donc ainsi à Saint Point Lac où les Saint-Pointu(e)s n’auront pas à se déplacer aux urnes le 15 mars prochain, faute de candidats à la succession de Patrick Liegeon.

Une délégation spéciale pour trois mois

Faute de candidats, et donc de nouveau maire, une délégation spéciale, composé de trois membres pour les communes de moins de 35 000 habitants, en remplit les fonctions. Elle « élit son président qui remplit les fonctions de maire », et ses pouvoirs « sont limités aux actes de pure administration conservatoire et urgente ». (Art. L2121-35 des collectivités locales, et suivants). Autrement dit, aucun chantier n’est entrepris ni aucun budget n’est dépensé. Les membres peuvent porter l’écharpe tricolore et tous touchent les mêmes indemnités que les conseillers municipaux. Cette délégation a essentiellement pour mission de remettre sur pied de nouvelles élections municipales dans un délai maximal de trois mois. Toutefois, si là encore personne ne se manifeste, le préfet peut annoncer la dissolution de la collectivité qui se retrouve alors rattachée à une autre.