Haut-Doubs. Allergies saisonnières : on se prépare

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Les chatons de bouleau sont bien jolis à regarder mais représentent une menace pour tous les allergiques qui voient arriver la saison printanière avec méfiance. Les pollens débarquent, les mouchoirs sont de sortie !

Alors que le Sud de la France tousse et mouche sous les effets délétères d’un pollen facétieux, nous autres, haut-doubistes, avons encore quelques jours de répit avant de subir le même sort. Le moment idéal pour commencer à se prémunir de ce fléau saisonnier.

Bouleaux, frênes, noisetiers, aulnes … ils sont en plein débourrage (ou débourrement) et sont prêts à relâcher leur pollen au gré du vent. Pour le moment, les narines des allergiques sont encore épargnées mais bien vite, les signes d’une allergie saisonnière devraient pointer le bout de leur nez : écoulement nasal, yeux qui piquent et pleurent, éternuements, pour les formes les moins graves. Cela peut aller jusqu’à des crises d’asthme pour les plus fragiles. Les traitements les plus courants sont prescrits par un médecin, et sont constitués d’antihistaminiques, voire de corticoïdes. 20% de la population est touchée par les allergies liées au pollen. Saviez-vous que ce type d’allergie peut se développer à tout moment de la vie ? Un printemps passé à l’abri de réactions en tout genre ne signifie pas l’année suivante sera de tout repos. Si vous présentez ces signes qui perdurent dans le temps, contactez votre médecin qui saura vous dire s’il s’agit d’un simple rhume ou bien d’une rhinite allergique.

Prévoir l’arrivée de l’allergie

Pour Florence Bey, naturopathe, il est possible, par des gestes simples, d’atténuer les symptômes. « Bien que l’on lise régulièrement l’inverse, il est indispensable de bien aérer son logement. Cinq minutes par jour sont suffisantes et il est préférable de le faire le soir, lorsque les pollens sont moins présents. Les jours de pluie sont formidables puisque les pollens retombent au sol. Vous pouvez alors ouvrir votre maison en grand et profiter d’un air pur, libéré des particules fines de pollens. Evitez également de faire sécher votre linge à l’extérieur : le pollen s’y accroche facilement. » L’hygiène corporelle est également primordiale : « Il convient de se laver régulièrement pour retirer le pollen posé sur soi, surtout après une sortie à l’extérieur. Moins apprécié mais pourtant très efficace, le lavage de nez est essentiel. A l’aide d’une pipette de sérum physiologique, nettoyez chaque narine, aussi souvent que nécessaire. »
L’alimentation joue un rôle essentiel dans la prévention des allergies. Florence Bey insiste sur un point précis : « Il conviendrait, pour aider son corps à lutter contre les allergies, de limiter fortement, pour ne pas dire supprimer, tous les produits laitiers de vache, dès maintenant et, au mieux, jusqu’à la fin de la saison. Afin de digérer le lactose, notre corps produit de la lactase lorsque nous sommes enfants. Mais à l’âge adulte, l’enzyme est quasiment absente de notre système digestif. Cela signifie que notre corps cherche, non pas à digérer, mais bien à combattre le lactose. Il s’épuise, se fragilise et manifeste cet inconfort de différentes façons, dont de l’eczéma. Cela exacerbe alors des manifestations allergiques, notamment celles liées au pollen. »

L’homéopathie en renfort !

Les plantes, paradoxalement, peuvent nous venir en aide. Florence Bey, souvent confrontée à des patients présentant cette pathologie, n’hésitent pas à recommander des traitements homéopathiques, pour lesquels elle a pu constater des effets bénéfiques : « Le sticta pulmonaria en 15CH est très intéressant en cas de rhinite allergique. Même chose pour l’apis mellifica au même dosage. Ces deux traitements doivent être pris de façon suivante : 5 granules, 3 fois par jour. » Les huiles essentielles sont elles-aussi fortement préconisées, notamment dans un but de purification d’air : « Je conseille vivement de diffuser du ravintsara qui a des effets dépuratifs très intéressants. » La naturopathe insiste bien sur le fait qu’il s’agit là de conseils d’ordre général et qu’en aucun cas ils ne se substituent à un avis médical. De plus, ces préconisations sont données en vue d’atténuer les symptômes de l’allergie saisonnière, sans pour autant chercher à les éliminer totalement. C’est une période souvent délicate à passer mais qui peut être adoucie par ces quelques conseils avisés.

Les signes les plus courants de l’allergie au pollen sont les rhinites …mais pas uniquement !