Haut-Doubs. Attention, champignons douteux !

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Une belle récolte matinale de rosés des prés.

Avec les pluies de ces derniers jours, les champignons poussent à grande vitesse et régalent les amateurs. Mais attention aux faux-amis !

Cette année tout particulièrement, les rosés des près sont particulièrement nombreux dans les champs. Une foule de cueilleurs se pressent pour les ramasser en grande quantité tant il y en a. L’agaric champêtre (son autre nom) est un délicieux comestible, à la chair ferme et parfumée. Il se déguste en fricassée le plus souvent, accompagné d’un peu d’ail et de persil. Il se caractérise par un chapeau blanc parfois velouté ou écailleux. Il lui arrive aussi d’arborer une teinte rose-violine. Dès son plus jeune, l’agaric champêtre développe des lamelles d’un rose d’abord tendre, qui s’intensifie avec l’âge jusqu’à devenir brun lorsque le champignon est vieux. Il possède un petit anneau tendre et fragile et est reconnaissable par sa bonne odeur de champignon. Le rosé doit être consommé lorsqu’il est jeune.
Bien qu’il soit très facilement identifiable, il faut être prudent et surtout, ne pas le confondre avec sa cousine, mortelle pour le coup, l’amanite phalloïde. Cette dernière possède une volve (membrane qui enveloppe le pied du champignon) et des lamelles blanches, ce que ne détient jamais le rosé des près. En cas de doute, mieux vaut ne pas y toucher.
Les intoxications dues à l’ingestion de champignons peuvent avoir des raisons multiples : champignons impropres à la consommation, voire vénéneux, mauvais état d’un champignon pourtant comestible ou mauvaise gestion de la préparation et de la cuisson. Certaines espèces nécessitent d’être préalablement séchées (comme le fameux petit-gris !) avant d’être cuites longuement et consommées, en croûte par exemple.
En cas de doute, mieux vaut s’en référer à des spécialistes, comme les pharmaciens qui sauront vous dire avec précision si vous pouvez faire une bonne fricassée de votre récolte ou s’il vaut mieux ne pas y toucher. Des applis sont également disponibles sur smartphone. Elles permettent l’identification de l’espèce en une seule photo. C’est le cas de Champignouf, téléchargeable gratuitement.