Haut-Doubs. Belmont. Sur les pas de Louis Pergaud

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Sa maison natale est devenue un musée dédié à l'école en 1900.

Du côté des Portes du Haut-Doubs, quelques villages ont gardé et entretiennent le souvenir de Louis Pergaud. Un auteur qui aimait la campagne, la nature, le terroir. Un républicain convaincu, mort pour la France. 

A Landresse, on n’a pas oublié l’écrivain. Un parcours quasi initiatique sur les pas de Pergaud y est proposé avec des panneaux en bois qui sont là pour guider les marcheurs et en savoir plus sur l’école du village, l’église, le lavoir…bref tous les lieux qui ont inspiré notamment « la guerre des boutons ». A la découverte de la faune, de la flore, du terroir et ce dans les pas même de cet écrivain qui a laissé son empreinte sur un petit coin de campagne où il est né. Louis voit en effet le jour en 1882 à Belmont où son papa est un instituteur très imprégné des idées républicaines alors minoritaires dans le Haut-Doubs. La maison natale est aujourd’hui devenue un musée dédié à sa mémoire. Avec sa famille, il devra souvent déménager au gré des mutations liées à ces idées politiques peu appréciées dans ce secteur rural où la religion est encore si importante. Louis suit et s’adapte, parfois avec difficultés, trouvant toujours le bonheur et le réconfort auprès de ses copains, dans la nature, au cœur de cette vie rurale qui inspirera toute son œuvre.

Devenu instituteur comme son père, Louis va rapidement se réfugier dans l’écriture de poèmes et dans les plaisirs simples de la campagne, comme la chasse, des moments lui permettant d’oublier les tracas liés à son engagement républicain.  Au fil du temps, Pergaud comprend que la littérature est sa véritable vocation. Il rejoint Paris et très vite s’intègre dans le microcosme littéraire. Publiant en 1910 « De Goupil à Margot » qui lui vaut le Prix Goncourt. Il a 28 ans et reçoit ainsi la reconnaissance tant espérée.  Le bonheur, enfin. « La Guerre des Boutons » confirmera ce succès avec la mise en scène romancée, mais si peu, des enfants de deux petits villages comtois, dont Longeverne où chacun reconnaîtra en fait Landresse, village de son enfance heureuse et insouciante.  « Le roman de Miraut » arrive en 1913 confirmant encore ce succès fulgurant du jeune franc-comtois. Mais la guerre éclate. Louis est mobilisé, il part pour Verdun. Lors de combats à Marchéville dans la Marne le 7 avril 1915 il est tué sous d’intenses bombardements. Son corps ne sera jamais retrouvé. Il avait 33 ans.