Haut-Doubs. Bonnétage. La méthode Montessori appliquée aux personnes âgées.

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Chacun des résidents peut participer aux diverses tâches quotidiennes.

Elle ne concerne en effet plus uniquement les écoles mais désormais les Ehpad pour permettre aux personnes âgées, notamment celles souffrant de troubles cognitifs, de retrouver autonomie, utilité sociale et plaisir d’agir au quotidien.

On connaît les écoles Montessori, du nom de la pédagogue et médecin italienne qui a mis au point, au début du XXème siècle, cette méthode éducative qui place l’enfant au centre des apprentissages. Aujourd’hui, doucement elle commence à se diffuser dans les maisons de retraites.

« Il ne s’agit pas de traiter les personnes âgées comme des enfants, au contraire. Il s’agit avant tout, pour l’accompagnant, de changer son regard et sa posture pour considérer non pas la pathologie et les déficits qu’elle entraîne, mais la personne elle-même et ses capacités préservées. Cela revient à aider la personne âgée à décider et à faire, au lieu de décider et de faire à sa place » explique la directrice de la résidence du Bois Joli Christelle Trémoulet.

Tout le challenge est de trouver ce qui a du sens pour l’individu. Partir de qui il est, de ce qui l’intéresse et donc apprendre à le connaître. « Le premier outil est donc un recueil de données avec la personne et sa famille, avant même son arrivée dans l’établissement pour établir un projet personnalisé et proposer des ateliers adaptés ». Une phase où le personnel a bien entendu toute sa place afin au final d’exploiter au mieux les potentialités de chaque résident.

Notion centrale de la méthode Montessori, les activités concrètes présentent plusieurs intérêts pour la personne concernée. Se fixer un but, aussi modeste soit-il, et s’engager dans une action socialement utile est bien sûr essentiel à chacun pour garder l’envie de se lever le matin. « il peut s’agir simplement de la distribution du journal ou encore de plier du linge…des petites tâches mais finalement très importante » poursuit la directrice.

Pendant que la personne est engagée dans une activité porteuse de sens pour elle, elle ne présente pas de troubles du comportement. Et si l’activité se répète dans le temps, les troubles auront même tendance à diminuer.

Un véritable changement d’approche voulue par Christelle Trémoulet, à la tête de l’établissement depuis août dernier : « Cela concerne l’ensemble des 90 résidents dont bien entendu les 12 qui sont en unité de vie protégée. .Tous les salariés y sont étroitement associés ».