Haut-Doubs. Ce mercredi, c’est l’Épiphanie !

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Une gourmandise en chasse une autre !

Nous venons tout juste de finir de digérer la bûche au beurre concoctée par mamie que déjà une nouvelle gourmandise se profile : la galette des rois.

Elle donne envie avec sa forme ronde et sa couleur dorée. Traditionnellement, la galette est confectionnée de deux pâtes feuilletées dans lesquelles se trouve une frangipane (une crème à l’amande). Mais dans le Haut-Doubs, la frangipane laisse place à une spécialité très appréciée des amateurs : la galette comtoise.
Véritable symbole gastronomique de notre région, la galette comtoise est une spécialité pâtissière réalisée à base de pâte à choux. Sucrée et parfumée à l’eau de fleur d’oranger, elle est beaucoup plus plate que sa cousine et ne souffre que des fèves du même acabit. Les gros santons pourraient former une bosse sur la surface, gâchant quelque peu la surprise de la découverte de la fève. Toutefois, cela peut aussi faciliter la découpe de la galette, nous évitant de passer le couteau sur la fève !
Pour désigner l’heureux roi (ou la joyeuse reine !) du jour, il est de tradition de laisser le plus jeune enfant se glisser sous la table. À l’aveugle, il désigne les bénéficiaires des parts coupées. Celui qui découvre la figurine (au prix d’une dent parfois !) se voit couronné pour la journée.

D’où vient cette tradition de la fève ?

Elle remonte à l’Antiquité, lorsque les Romains fêtaient les solstices d’hiver lors des Saturnales. À cette occasion, ils désignaient le roi ou la reine du jour, grâce à une fève (le légume !) cachée dans une galette. L’élu pouvait alors donner des gages aux autres et exaucer tous ses vœux. Un aspect de la tradition malheureusement disparu de nos jours ! Mais à cette époque, cela permettait aux maîtres et aux serviteurs d’être sur un même pied d’égalité pour une journée festive et conviviale.

À faire soi-même ou à retrouver en boulangerie.

Faire sa galette soi-même est une évidence pour qui aime cuisiner. Chacun a sa recette et ses astuces, en fonction de ses goûts. Mais ceux qui préfèrent laisser faire les professionnels se retourneront volontiers vers les pâtissiers du secteur qui proposent chacun leur propre galette comtoise. Là aussi, tout est question de goût même si certains n’hésitent pas à allécher le chaland en disposant des fèves de grande valeur dans quelques-unes de leurs galettes. La chance sera –t-elle au rendez-vous ? Possible mais ce qui est sûr, c’est que la gourmandise ne manquera pas à l’appel !