Haut-Doubs. Charmauvillers. Le Theusseret a ses défenseurs

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Un cadre naturel que l'association "Sauvons le Theusseret" défend et souhaite préserver.

Depuis 2001, une directive européenne exige la démolition des seuils « non productifs » de plus de 50 centimètres de haut. Parmi eux, à la frontière entre France et Suisse en amont de Goumois, le Theusseret, qu’une association souhaite sauver.

L’association « Sauvons Le Theusseret » a été crée en 2016 pour s’opposer à la démolition de ce lieu à la beauté sauvage. “Il est l’un des sites les plus admirés du Doubs, notamment en raison de son plan d’eau et de sa chute » explique le président Georges Cattin très attaché à la valeur patrimoniale et paysagère du site. « Rousseau y séjourna ; un restaurant fameux y est établi. Le Theusseret sert d’étape à plusieurs chemins de randonnée » poursuit-il avant d’évoquer les trois éléments qui selon l’association rendent la démolition problématique : « le seuil n’est accessible que par le côté suisse, et les propriétaires concernés n’entendent pas être privés d’un atout touristique aussi important. Qui plus est, le statut juridique du Theusseret est très complexe, notamment en raison d’un traité d’utilisation de la rivière signé en 1780 ». Georges Cattin évoque par ailleurs un projet de microcentrale électrique à l’étude, qui sera présenté d’ici peu en Préfecture du Doubs. « Ainsi, Le Theusseret perdrait son statut de site improductif, ce qui remettrait en cause sa destruction ». Il souligne que les maires des Franches-Montagnes et plusieurs sections des Sentiers du Doubs ont fait connaitre leur attachement au site et avance deux autres arguments : „ La destruction massive des seuils de la Loire, par exemple, n’a pas entraîné à terme une amélioration des conditions piscicole ou de la biodiversité“. D’autre part, il estime que les plans d’eau constituent des réservoirs qui évitent l’assèchement définitif de certains tronçons lors des fortes périodes de sécheresse et donc garantissent un débit aval minimum.