Haut-Doubs. Charquemont. Que seront devenus ces élèves en 2050 ?

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Beaucoup de solennité autour de cet acte symbolique.

Initiative originale d’une classe de l’école de Charquemont qui a planté plusieurs arbres mais aussi laissé une autre trace pour l’avenir.

Tout est parti de l’étude du livre de Jean Giono L’homme qui plantait des arbres dont les élèves ont d’ailleurs lu des extraits lors de la cérémonie qui s’est déroulée non sans une certaine émotion : « Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme, sans moyens techniques, on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction ». Quelques mots qui prennent déjà tout leur sens pour ces enfants qui comme d’autres dans le monde, à 10 ans à peine s’interrogent sur leur avenir et commencent à en dessiner les premiers traits.

« Après avoir découvert ce livre, ils ont eu envie d’aller plus loin et de passer à l’action en plantant eux aussi leurs arbres » explique leur professeur Simon Tournier. La commune a de son côté accepté de financer l’opération et mis les agents techniques à disposition pour préparer le terrain avant l’arrivée des enfants. Au-delà des considérations environnementales et de la symbolique qui veut que les arbres grandissent malgré tous les aléas, ils ont ajouté une touche encore plus marquante. « Les élèves ont en effet enfoui une capsule temporelle au pied d’un de ces cinq arbres fruitiers. On y retrouve non seulement leur photo de classe mais aussi un petit mot laissé par chacun où ils expliquent leur vision de l’avenir de la planète et le métier qu’ils espèrent exercer ». Électricien, maçon, footballeur ou encore youtubeur… les enfants parlent aussi mariage et neige à la Combe Saint-Pierre pour pouvoir encore y skier !

Contrairement à une célèbre chanson, rendez-vous n’est pas donné dans dix ans mais en 2050. Au même endroit. Ils auront alors près de 30 ans de plus, auront traversé bien des bonheurs et des épreuves, seront peut-être parents à leur tour. Et quel métier auront-ils finalement choisi ? Vous le saurez peut-être dans ce journal avec un article pourquoi pas de l’un d’entre eux.