Haut-Doubs. Charquemont. Saint-Roch revient dans l’actualité

328
Les chapelles dédiée à Saint-Roch sont très souvent loin du reste du bourg.

Le nom de ce Saint fêté le 16 août a été donné a de nombreux édifices que l’on retrouve notamment dans les campagnes du Haut-Doubs. Des édifices souvent isolés des zones habitées. Et pour cause !

Depuis le Moyen Âge et les pestes dévastatrices, c’est en effet lui qui est invoqué comme protecteur des épidémies. Saint Roch est le saint le plus invoqué, comme protecteur contre le terrible fléau de la peste, et sa popularité est toujours aussi grande. Sa protection s’est progressivement étendue au monde agricole, aux animaux, aux grandes catastrophes telles que les tremblements de terre, les épidémies et les maladies très graves. De façon plus récente, sa protection est également un exemple de solidarité humaine et de charité chrétienne, sous le signe du bénévolat.

En se promenant sur le seul plateau de Maîche, les petites chapelles isolées ne manquent pas. A Damprichard, Urtière ou encore à Charquemont, non loin du stade au milieu d’une vaste plaine, sur le terrain communal du Grand Crot. La Chapelle Saint-Roch semble à l’écart de ce village devenu une ville au fil du développement de l’activité horlogère. Et c’est bien le cas. Loin des zones habitées, car c’était bien là la préoccupation première des bâtisseurs de l’édifice. Construit au XVIIème siècle, le lieu de culte était entouré de sépultures dans un périmètre délimité par un muret. On parlait de cimetière des bossus en référence aux bulbes qui recouvraient le corps des malades de la peste. Ces gens qu’on ne pouvait pas guérir étaient mis à l’écart à la fois pour leur fin de vie et n’avaient pas droit à un dernier adieu dans l’église paroissiale. Même leur dernière demeure se tenait loin du cimetière. De multiples précautions afin d’éviter tout risque de contamination de la communauté villageoise.