Haut-Doubs. Cigarettes : attention à la douane !

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Cher tabac ...

C’est officiel depuis mercredi 8 juillet : l’achat du tabac hors frontières passe de quatre à une cartouche par voiture.

L’annonce a été faite officiellement mercredi 8 juillet par Olivier Dussopt, ministre des Comptes Publics : il ne sera désormais plus possible de revenir avec plus d’une seule cartouche de tabac des pays frontaliers. L’argument mis en avant est de l’ordre de la santé publique. Un soutien aux buralistes est également évoqué ainsi que la volonté de contrer le marché noir. Même si les buralistes s’en félicitent, tous ont bien compris qu’il s’agissait aussi et surtout de rapporter de l’argent à l’Etat. On évoque une perte annuelle de plusieurs milliards d’euros. Une mesure qui s’ajoute à la hausse du prix du tabac consenti le 1er juillet dernier.
Une telle décision a été prise lors du confinement, alors que les buralistes en zone frontalière enregistraient une hausse majeure de leurs ventes de tabac, en raison de la fermeture des frontières. Et même si les écarts de prix sont surtout flagrants avec les pays du Nord comme la Belgique et le Luxembourg (entre 40 et 50%), ainsi que l’Espagne et Andorre (mêmes écarts), la Suisse n’était pas en reste avec un prix avoisinant les 8€, contre 10€ en France pour le même paquet. Les travailleurs frontaliers prenaient le temps, en sortant du travail, de s’arrêter dans un bureau de tabac pour y acheter leurs paquets ou leurs cartouches. Toutefois, la concurrence avec la France n’est pas aussi importante que dans les zones limitrophes aux pays sus-nommés où la contrebande va bon train. Les nouvelles mesures seront-elles appliquées ? Dans le Doubs, c’est fort probable au vu de la faible différence de prix entre les deux pays qui ne suscite pas d’engouement malhonnête particulier. Toutefois, nombre de doubistes n’hésitaient à aligner les kilomètres en direction du Luxembourg pour se fournir en tabac à moindre coût. Aujourd’hui, la loi ne spécifie pas encore les risques encourus. Sans doute s’aligneront-ils sur la loi de septembre 2014 dont les mesures punitives allaient jusqu’à 750€ d’amende, la confiscation de la marchandise, la saisie du moyen de transport et une peine de prison allant jusqu’à un an.