Haut-Doubs. Défions le blues de l’hiver !

402
Le blues de l'hiver touche en moyenne chaque année 10% de la population. Un chiffre légèrement en hausse cette année en raison de la pandémie et des mesures strictes prises pour la limiter. Quelques astuces simples peuvent vous aider à retrouver le sourire lorsqu'il ne s'agit que d'une petite baisse de moral.

Le manque de soleil est souvent la cause d’un mal insidieux qui touche près de 10% de la population chaque hiver. Cette année, la conjoncture actuelle en rajoute une couche.

L’actualité du moment, la crise sanitaire et économique, l’absence de distractions et de culture plongent les français dans un état de profonde mélancolie, pour ne pas parler de dépression. En cas de sensation d’abattement ou de petite déprime, des gestes simples peuvent suffire à vous redonner le moral. Attention, cela ne s’applique pas aux graves dépressions qui, elles, nécessitent l’avis d’un médecin.

Bougez-vous !

La première des choses à faire est de faire du sport, en extérieur de préférence. La pratique physique et sportive libère des endorphines, l’hormone du bien-être et l’activité faite en extérieur permet de faire le plein de soleil, et d’oxygène. On pense, en douceur, à la marche ou au vélo (compliqué, je l’avoue, avec toute cette neige !). Les balades en raquettes sont également excellentes pour la santé, à tout point de vue. N’oubliez pas de rentrer avant le couvre-feu ! Pas envie de sortir ? Rendez-vous sur le net sur lequel circulent de très nombreuses vidéos de remise en forme, avec des exercices plus ou moins doux, en fonction de ce que vous recherchez : yoga, pilates, renforcement musculaire … Il y en a pour tous les goûts, toutes les envies, toutes les morphologies et la plupart sont en accès libre.

Soignez votre alimentation

Nous le savons tous : notre bonne santé commence dans nos assiettes. Et en cas de petite déprime, c’est d’autant plus vrai. Il faudra alors privilégier des aliments bien spécifiques pour contre ce blues hivernal. Concoctez-vous des menus à base d’œufs, de légumineuses, d’avocat, mais également, pour les becs sucrés, de bananes, de fruits secs, et, comble de joie, de chocolat (noir de préférence). N’oubliez pas de saupoudrer le tout de levure de bière et vous avez-là un cocktail efficace de nutriments indispensables à votre équilibre psychologique. Et n’oubliez pas de vous faire plaisir !

Films et musique qui font du bien

Sortez vos meilleurs disques, ceux qui vous donnent la pêche et écoutez-les à fond ! La musique a des effets calmants ou stimulants, en fonction de ce qu’on écoute. Alors lancez-vous, et, mieux encore, dansez dessus : vous ferez ainsi d’une pierre deux coups. Si vous préférez les films à la musique, choisissez là-aussi des productions amusantes, des comédies en somme ! Le cinéma pullule d’excellentes comédies que l’on prend plaisir à voir ou revoir. Est-il nécessaire, par exemple, de citer « La grande Vadrouille », « La cité de la Peur » ou bien encore « Le sens de la fête », qui nous permettrait, qui plus est, de voir l’inénarrable et regretté Jean-Pierre Bacri ?

Mettez de la lumière dans votre vie

Le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Et même si les journées rallongent, elles sont encore trop courtes pour satisfaire notre besoin de rayonnement solaire. Le déficit de lumière est un facteur aggravant (si ce n’est provocant !) de la déprime saisonnière. C’est pourquoi il est recommandé de faire une cure de luminothérapie, c’est-à-dire d’exposer son visage à une source de lumière blanche à large spectre. La vitamine D, essentielle à notre équilibre psychique, est quant à elle synthétisée par notre corps grâce à la lumière naturelle. Et son taux dans notre sang chute durant l’hiver. Son manque provoque fatigue et moral en berne. Parlez-en à votre médecin qui ne n’hésitera pas à vous en prescrire une ampoule.

Consultez !

Si vous malgré la mise en pratique de ces conseils, vous ne constatez aucune amélioration, voire une aggravation de vos symptômes, contactez immédiatement votre médecin. La dépression saisonnière peut vous guetter et son traitement est tout autre. D’autant que les études prouvent bien qu’actuellement, le nombre de dépressions augmente, chez tout le monde, jeunes et moins jeunes. Ne prenez donc pas votre cas à la légère et si vous avez le moindre doute, filez chez votre praticien. Lui seul pourra déterminer si vous souffrez de dépression et s’il vous faut un traitement adapté.

Il suffit parfois de quelques petites astuces à appliquer au quotidien pour balayer le blues de l’hiver