Haut-Doubs. Doubs Horloger : Le Parc naturel régional (PNR) lutte contre les plantes exotiques

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Maxime Delavelle va mener un vaste travail d'information du grand public.

Les plantes exotiques envahissantes inquiètent. Souvent esthétiquement acceptables, ces espèces ont pourtant un pouvoir de développement et de nuisance qui met à mal la biodiversité et les paysages.  

«  Ces plantes ont été introduites par l’homme, très souvent de façon volontaire dans un but d’agrémenter les jardins » explique d’emblée Maxime Delavelle, chargé de mission au Parc naturel régional du Doubs Horloger. On en recense plus d’un millier en France, pas toutes envahissantes car pour le devenir, elles doivent d’abord résister aux conditions climatiques, s’adapter au sol et au milieu puis réussir à se reproduire. « La présence de telles espèces exotiques envahissantes, donc de végétaux non autochtones, est un réel danger pour la biodiversité locale  puisqu’elle entraine un appauvrissement de la végétation, une modification des paysages et parfois une pollution des sols  », poursuit ce spécialiste.

Localiser précisément leur présence

L’aspect économique n’est également pas à négliger car des fonds doivent être mobilisés pour les éradiquer. Mieux vaut donc prévenir que guérir… Le PNR  va lancer un travail important avec des partenaires comme le conservatoire  botanique de Franche-Comté, le Syndicat mixte Doubs-Dessoubre ou encore l’EPAGE Haut-Doubs Haute-Loue. L’objectif est dans un premier temps de localiser la présence de ces plantes et de les identifier précisément. Il est déjà avéré que des communes sont touchées par l’expansion anormale de la renouée du Japon, de la Spirée de Billard ou encore de la Balsamine de l’Himalaya.

94 communes concernées

«  Dans un premier temps, il faut que les habitants puissent identifier ces espèces et que nous les informions sur la bonne manière de les éliminer  ». Concrètement, les arracher puis aller jeter ces déchets verts en forêt étend le problème puisque le lieu d’origine est toujours touché et celui du dépôt le sera aussi. «  Elles ont en effet une grande force de développement. Il faut donc adapter le mode de lutte en fonction de l’espèce ciblée, par exemple pour la Renouée : couper régulièrement et non arracher puis replanter une espèce locale  », conseille Maxime Delavelle. Une communication importante va se mettre en place initiée par le PNR à l’échelle de ses 94 communes. «  C’est de la responsabilité de chacun pour préserver nos paysages et notre environnement  ».