Haut-Doubs. Du nouveau au centre de secours de Charquemont

Alors que la fin d’année est synonyme pour les pompiers de vente des calendriers et de célébration de Sainte-Barbe, c’est l’occasion de faire le point avec le président de l’amicale et le chef de centre qui a pris ses fonctions depuis peu.

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Les sapeurs-pompiers volontaires de Charquemont effectuent près de 300 interventions par an.

Une longue page de l’histoire du centre s’est tournée ces dernières semaines avec le départ de Jean-Luc Sandoz, bientôt quarante années de service dont trente en tant que chef de centre : « Il reste néanmoins opérationnel à la fois ici et au groupement Est » précise celui qui lui a succédé, le Lieutenant Anthony Kolodziej. A tout juste 30 ans, il affiche déjà treize années de volontariat derrière lui et occupait depuis deux ans le poste d’adjoint du chef de centre. Le passage de commandement s’est donc effectué sereinement pour les 28 hommes et 10 femmes sapeurs-pompiers volontaires à Charquemont. « Nous assurons nos missions dans notre commune mais aussi à Fournet-Blancheroche, aux Ecorces et sur une partie du territoire de Frambouhans. Soit une population défendue d’environ 4750 habitants » précise le Lieutenant. Pour cela, ils disposent de cinq véhicules dont un nouveau véhicule de secours et d’assistance aux victimes renouvelé par un véhicule plus récent l’an dernier et depuis peu un camion dévidoir hors route « qui permet de disposer de 2 kms de tuyaux lors d’un incendie quand le point d’eau est éloigné ».

Le centre de secours recrute

L’éloignement a une autre conséquence quand on évoque l’évacuation des victimes : « La population peut être étonnée de voir souvent l’hélicoptère de la Sécurité Civile sur le secteur. Il s’agit d’évacuation sanitaire qui nous permet d’être plus rapidement disponibles ici sans avoir à laisser un vide pendant les trois heures que nécessite le trajet aller-retour vers le centre hospitalier ». Avec déjà 270 interventions au compteur en 2020, le centre de secours terminera sans doute l’année avec 300 sorties, chiffre important pour une caserne où tous sont volontaires. « Nous recrutons d’ailleurs notamment des personnes de 16 à 55 ans disponibles en journée, hommes ou femmes, prêts à suivre une formation de 240 heures ». Pour en savoir plus, il suffit de se présenter un dimanche matin  au centre de secours.

La place importante tenue par l’Amicale

Autre pan important de la vie d’un centre de secours, l’amicale. Présidée par Antoine Petit, elle a en charge la partie conviviale d’un engagement qui, au-delà du pompier volontaire concerne aussi nécessairement sa famille. « Cette fin d’année est d’abord marquée par la collecte pour l’œuvre des pupilles, c’est-à-dire des orphelins de notre corporation. Tous les dons collectés à cette occasion devant des magasins locaux sont entièrement reversés pour cette cause ». Vient ensuite la tournée des calendriers. Un moment fort qui permet de rencontrer les habitants et d’entretenir le lien fort qui existe avec les sapeurs-pompiers. « L’année dernière, vu le contexte sanitaire, le porte à porte n’a pas été possible. Nous le reprenons dans les jours à venir avec plaisir. Ces ventes permettent de financer la vie de la caserne et de payer les assurances individuelles de tous nos volontaires » précise-t-il. Viendra enfin le dernier week-end de novembre le toujours très attendu banquet de Sainte-Barbe. Un moment privilégié pour mettre à l’honneur les sapeurs-pompiers en présence de leurs familles des élus locaux dans un cadre à la fois solennel et convivial.