Haut-Doubs. Goumois. Les pêcheurs inquiets et vigilants.

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Tous attendent avec impatience le lever u jour du 1er mars 2020, point de départ de cette nouvelle saison.

Le 1er mars est une date très attendue par les amoureux de la pêche en 1ère catégorie, notamment ceux qui se donnent rendez-vous chaque année du côté de Goumois, un secteur qui regagne peu à peu le cœur des adeptes de Saint-Pierre.

De la Rasse à Fournet Blancheroche, jusqu’à  Clairbief où le Doubs entre en Suisse, en passant par la vaste étendue de Biaufond,  le parcours de pêche géré par l’AAPPMA La Franco-Suisse est à la fois varié et attractif pour de nombreux pratiquants. 27 km d’un parcours sur 2 rives, principalement classé en 1ère catégorie et accessible à de nombreuses techniques de pêche.

« Néanmoins la santé du Doubs reste bien fragile, vu le peu de mesures adaptées et concrètes, prises par l’état et nos politiques pour la reconquête de la qualité de l’eau. De même on peut également dénoncer l’absence de travail du groupe binational qualité des eaux qui ne s’est pas réuni depuis 2016 » déplorent les responsables de la Franco-Suisse.

Pour la saison 2019, l’association a toutefois enregistré 2677 permis contre 2075 au cours de l’exercice précédent. « Le nombre de cartes annuelles est resté stable, après une forte baisse en 2018, par contre on a connu une forte croissance des cartes journalières et des cartes vacances ». L’absence de mortalité constatée en cours de saison, les bonnes conditions météorologiques et des crues qui ont bien nettoyé le fond de la rivière a des moments clés, autant de paramètres positifs qui ont redonné envie aux pêcheurs de retrouver les berges de la Franco-Suisse. « Le cadre naturel fait en effet toujours recette » se félicite Patrice Malavaux qui rappelle que les responsables de l’association restent toujours inquiets avec, malgré tout, une petite pointe d’optimisme « Nous n’avons jamais rien caché de la situation de la rivière sur le secteur de notre AAPPMA et nous continuons à appliquer cette transparence ».

Le garde-pêche, très impliqué dans la lutte pour l’amélioration de la qualité des eaux suit également de très près le dossier concernant la continuité écologique avec les arasements des seuils du Moulin du plain et du Theusseret, une obligation Européenne que les autorités tardent à appliquer.

D’ici là, l’heure est donc au plaisir de retrouver les bords du Doubs pour des heures de pêche seul ou entre amis. Les pêcheurs locaux Français et Suisses sont toujours au rendez-vous, bien souvent accompagnés de touristes Belges ou Allemands qui n’hésitent pas à faire le long déplacement.