Haut-Doubs. La ferme préférée des Français sera-t-elle Haut-Doubiste ?

300
Les animaux de la bergerie de la Combe à l'Ours sont traités avec respect

La télévision ne cesse de s’intéresser à notre région : après la Carte aux Trésors tournée ces dernières semaines dans le Doubs, la Citadelle et le Lion de Belfort sacrés Monuments préférés des Français, c’est au tour d’une ferme du Haut-Doubs d’être mise en lumière pour l’émission La Ferme Préférée des Français.

Les Français ont leur mot à dire lorsqu’il s’agit de désigner leurs préférences en terme de représentation de leur pays. L’émission “La Ferme Préférée des Français” surfe sur la vague et parmi les 14 fermes candidates en lice, l’une d’elles vient tout droit du Haut-Doubs : la Combe à l’Ours, située à Arc-sous-Montenot.
Tout a commencé par un coup de coeur : Pauline Defrasne et Rémi Bahadur ont craqué pour une bergerie déjà bien en place. Venu droit des Pyrénées, le couple de jeunes trentenaires a succombé au charme de la Combe à l’Ours au tout début de l’année 2018, date de leur reprise. « Nous avons d’abord eu un véritable coup de cœur pour le troupeau, témoigne Rémi. Puis, la ferme et les environs ont fini de nous séduire. Au début, nous voulions tout créer mais au final, le fait que le bâtiment soit aussi opérationnel était une aubaine ! Nous adorons la maison qui a beaucoup de charme ainsi que la tranquillité des lieux. C’est réellement enchanteur ! » A la tête d’un troupeau de cent brebis, Pauline et Rémi ne comptent pas leurs heures : « Nous fabriquons tout sur place et utilisons la totalité de notre lait. Nous proposons essentiellement des fromages comme des crottins et des tomes, ainsi que des fromages blancs, des faisselles et des yaourts. »

Pourquoi avoir été sélectionné pour l’émission la Ferme Préférée des Français ?

A cette question, Rémi a sa petite idée : « Outre l’endroit vraiment magique, je pense que ce qui a séduit le jury est notre approche du pastoralisme, très respectueux des animaux. Par exemple, nous n’effectuons aucune traite durant les grossesses des brebis. Les agneaux sont élevés sous la mère et ce, jusqu’au sevrage naturel. Certes, c’est un manque à gagner pour nous mais nous ne nous verrions pas faire autrement. Nous tenons à conserver un élevage à taille humaine, nous connaissons chaque brebis et cela permet de créer un certain lien avec elles. Elles vivent majoritairement en extérieur et elles sont protégées par deux borders collies et trois patous. » Une vie simple et paisible pour les animaux qui a convaincu les jurys qui pourtant, recherchait initialement des exploitations représentant leur région. Dans le Haut-Doubs, on ne trouve pour ainsi dire que des fermes de vaches laitières. Mais visiblement, l’approche respectueuse de Pauline et Rémi a remporté l’adhésion des professionnels qui ont choisi de les mettre sous les feux des projecteurs. Sauront-ils séduire aussi le public ? Rendez-vous en mars prochain pour le savoir !