Haut-Doubs. La vie reprend à la MARPA de Maîche

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Tout en étant en hypercentre, la MARPA dispose d'espaces extérieurs pour ses appartements.

Après plus d’un an de crise sanitaire, la MARPA (Maison d’Accueil Rurale pour Personnes Agées) située au centre-ville de Maîche reprend peu à peu une vie normale.

La Marpa de Maîche a ouvert ses portes en 2000 sous l’égide du CIAS (Centre Intercommunal d’Action Sociale de la Communauté de Communes du Pays de Maîche) qui est propriétaire des locaux. C’est une résidence située au cœur de la ville, ce qui permet aux résidents de se promener librement et de participer à la vie locale. Cette structure propose de véritables appartements individuels de plain-pied, équipés d’un service de téléassistance. Des logements dont 17 sur 18 disposent d’une terrasse privative et des lieux collectifs tels que salle à manger, espace de vie. Par ailleurs, un nouvel appartement avec une chambre séparée peut accueillir un couple et deux appartements temporaires meublés sont aussi mis à la disposition des personnes qui sont en situation de sortie d’hôpital ou qui souhaitent faire un essai. « Chaque logement est muni d’équipements pour vivre en autonomie et permet de recevoir la famille et les amis » précise le responsable Jérôme Vermot des Roches.

Pendant plus d’un an en effet, la Marpa gérée par l’association le Vergers de Montjoie a dû limiter les contacts avec le monde extérieur. Mais la vie reprend enfin son cours normal. « Les résidents sont aujourd’hui vaccinés, ce qui favorise la reprise de nombreuses activités et animations, ludiques et sociales », par exemple les ateliers mémoire, jeux de société, gymnastique douce, théâtre, chorale, ateliers de cuisine diététique, découverte des tablettes numériques, massages…

« Nos établissements qui accueillent pourtant des publics vulnérables ont été relativement épargnées » se réjouit de son côté la présidente de la fédération nationale des Marpa, Patricia Saget-Castex. « Ce bilan est dû au modèle original des Marpa, à la taille humaine des structures. Cette capacité réduite garantit un suivi attentif et individualisé ». D’autre part, la configuration architecturale, des logements de plain-pied, avec un accès privatif à l’extérieur, semble avoir favorisé la limitation et le contrôle des circulations, donc les contacts et les contaminations potentielles. Les responsables locaux et nationaux voient ainsi confortée la pertinence d’un modèle intermédiaire entre le domicile et l’établissement, axé sur la prévention de la perte d’autonomie. Ce qui amène à la conclusion du responsable local : « Vivre à Marpa, c’est faire le choix du bien-être ! »