Haut-Doubs. La Vrine : A l’affût des jonquilles !

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Les jonquilles sauvages pointent déjà le bout de leur corolle

Mi-mars est la période des premières percées de ces fleurs jaunes annonciatrices de printemps.

La cueillette dominicale des jonquilles sauvages (ou Narcissus pseudonarcissus) est un moment toujours plaisant que l’on partage volontiers en famille. La nature sort à peine d’un hiver qui l’a nimbée d’un voile gris et terne, et voilà qu’apparaissent au centre des sous-bois encore endormis des milliers de jonquilles, formant un splendide tapis jaune, comme un tache de soleil. L’envie est alors grande d’en saisir quelques tiges et d’en rapporter un bouquet chez soi, comme pour conjurer la saison la plus froide. Des conditions sont toutefois à respecter, si l’on veut réaliser ces cueillettes dans les règles de l’art et sans faire de mal à Dame Nature.
Le nombre autorisé et recommandé de fleurs lors de la cueillette est d’une quinzaine de tiges par personne environ. Elles doivent pouvoir tenir dans la main. Vous ne pouvez cueillir que les hampes fleuries et laisser les bulbes en terre. Ce n’est qu’à ces conditions que ces narcisses pourront revenir d’une année sur l’autre. Sachez enfin qu’une floraison dure de quinze à vingt-et-un jours.
Les bois du Doubs commencent à se parer de jaune. Il faudra attendre encore quelques jours, voire semaines, avant de voir les flancs de la Vrine se couvrir à son tour d’une jolie teinte dorée. Chaque année, les champs bordant la RN57 à cette hauteur précise laissent paraître des milliers de fleurs que beaucoup de personnes prennent plaisir à ramasser. Malgré les années qui passent et la cueillette frénétique, les fleurs reviennent, dès la mi-mars pour les années les plus précoces et apportent une parenthèse ensoleillée à nos voyages lorsque nous empruntons cette route.