Haut-Doubs. Le CAP Handball rêve de fêter ses 50 ans au niveau supérieur 

59
L'équipe féminine, en Nationale 2 a enchaîné une seconde victoire. Le début d'une série qui pourrait, si elle continue, les amener très loin.

Le CAP Handball a retrouvé le chemin du gymnase du Larmont pour entamer sa 50e saison. Un anniversaire que les membres et le président Lionel Genre-Grandpierre espèrent fêter avec une double montée des deux équipes fanions. 

Si dans le Haut-Doubs, l’entité « CAP » est surtout évocateur pour le rugby et le football, le Handball n’est pas en reste. Le club Pontissalien est tout simplement le plus gros de la région Bourgogne Franche-comté, avec 350 licenciés pour 26 équipes. S’il en est fier, Lionel Genre-Grandpierre, président du club depuis 3 ans, tempère. « Les gros clubs de la région se scindent en deux, filles et garçons lorsqu’ils grandissent et deviennent très compétitif. Ce n’est pas notre cas nous souhaitons garder la même entité. On monte même à 400 avec les bénévoles qui n’hésitent pas à donner un coup de main. C’est qui est intéressant c’est qu’on est à égalité en terme de parité des U7 aux séniors. »

Une section baby-hand

Face à la crise sanitaire, le CA Pontarlier Handball a su maintenir ses effectifs, profitant d’un été heureux pour le handball français aux jeux olympiques de Tokyo. « Nous sommes aussi un catalyseur de joueurs et joueuses sur le Haut-Doubs en terme de niveau. Il y a d’autres clubs présents aux alentours de Pontarlier, mais plusieurs licenciés sont venus pour la compétition. », poursuit le président. Loin d’aller titiller, pour l’instant, l’ESBF ou le GBDH, les club pontissalien a accéléré son développement depuis quelques années, multipliant les salariés et les recrues. « Nous avons lancé une section baby hand, malheureusement stoppée l’an dernier mais nous espérons arriver à terme cette année. L’objectif c’est de développer la motricité des enfants à partir de 3 ans à 7 ans. »

Une profondeur de banc pour jouer le haut de tableau 

Cette continuité devrait permettre au club de conserver un réservoir important de joueurs et joueuses pour les années à venir. La vitrine reste pour le moment l’équipe féminine, actuellement en Nationale 2. Après trois rencontres, elles ont pris le bon wagon pour jouer le haut de tableau. «  Il y avait une grande inconnue concernant cette saison car après deux ans sans championnat nous ne connaissons pas les adversaires et la préparation a été mouvementée. Par exemple nous avons perdu le premier match de peu et derrière nous avons enchainé avec une victoire de +15, ce qui est rare. Toutes les équipes ne sont pas prêtes, nous avons cette saison une profondeur de banc intéressantes pour jouer le haut de tableau. »

Les hommes évoluent en pré-nationale. Ils espèrent monter, notamment grâce à leurs recrues.

Même constat chez les hommes où la volonté est d’atteindre la Nationale 3. « Nous sommes actuellement en pré-national, avec 5 recrues au total sur les deux dernières années, qui n’ont pas vraiment pu s’exprimer depuis. Ce serait un beau challenge pour eux et l’équipe de nous offrir cette montée dès leur « première » vrai saison au club », continue Lionel Genre-Grandpierre. Si son esprit compétiteur est déterminé, l’esprit associatif sera lui au coeur du grand événement prévu courant de l’année pour fêter les 50 ans du club. Et une potentielle montée ne pourrait qu’embellir le projet.

Martin SAUSSARD