Haut-Doubs. Le fioul voué à disparaître

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Le fioul est en perte de vitesse

Mode de chauffage largement plébiscité par près de 20% de la population doubiste, le fioul vit cependant ses dernières heures.

Pour près de 206 300 foyers, le fioul est utilisé comme combustible pour les chaudières. Cela représente 16% des logements régionaux. Le Doubs est particulièrement concerné avec 18% des foyers chauffés au fioul. La raison d’un tel pourcentage est double : il y a près de 45% de logements anciens et pour beaucoup, ce sont des maisons individuelles. Ces deux types de logements sont les principaux concernés par le fioul. A noter qu’en France, le pourcentage des habitations chauffées par ce combustible n’est que de 11% (6% à Paris, et 3% en Corse). Toutefois, le fioul est de plus en plus délaissé dans la région, au profit d’autres sources d’énergies. En 35 ans, la part des logements utilisateurs de ce combustible a été divisée par deux. Il est, à ce jour, le combustible le plus cher du marché. Par rapport au gaz, par exemple, son prix au Kwh est 1,80€ environ plus cher (données INSEE novembre 2018). Alors que l’approvisionnement au gaz est permanent, il revient à la charge du propriétaire d’une cuve à fioul de s’assurer de son niveau et, le cas échéant, de la remplir auprès des professionnels du secteur. Et lorsque cela survient en plein hiver, il faut s’attendre à passer quelques soirées frisquettes avant d’être livré ! Mieux vaut être prévoyant …

Le fioul ne sera plus …

L’annonce est tombée en plein coeur de l’été, alors que le mode de chauffage ne faisait pas vraiment partie des préoccupations majeures des français ! Dès le 1er janvier 2022, il ne sera plus possible de changer sa chaudière à fioul, ni d’en installer une nouvelle. Il faudra passer à autre chose : gaz, électricité, bois (pellets) … L’argument mis en avant est l’aspect polluant de ces installations que l’Etat verrait bien disparaître dans les dix années à venir, au profit de sources de chaleur plus respectueuses de l’environnement. Un objectif somme toute louable qui est, de plus, encouragé par des aides avantageuses : MaPrimRénov’, le CITE, la prime coup de pouce, l’aide Habiter Mieux de l’ANAH, l’Eco Prêt à taux zéro et enfin, la TVA réduite. Une grande majorité des foyers peut bénéficier de ces aides. Le mieux, pour être sûr de ne rien manquer, est de se renseigner auprès de l’ADIL ou bien auprès des professionnels du secteur.