Haut-Doubs. Le Haut-Doubs : attention, zone prisée !

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Le Haut-Doubs est un secteur très prisé, tant en achat qu'en location

Trouver un bien dans le Haut-Doubs relève parfois du parcours du combattant : secteur très recherché, biens qui partent aussi rapidement qu’ils arrivent sur le marché, prix parfois arbitraires qui s’envolent …

Où chercher à acheter ?
“Le marché immobilier est très attractif dans la zone frontalière, admet Benjamin Prudent agent immobilier de Stéphane Plaza. Notamment la communauté de communes du Grand Pontarlier qui est très demandée.” La proximité de la frontière ainsi que les nombreuses infrastructures présentes à Pontarlier ne sont pas étrangères à ce choix. “La ligne de communes reliant Pontarlier à Jougne est sans doute la plus prisée, souligne l’agent. Les raisons évoquées sont notamment d’éviter les bouchons avant d’arriver sur Pontarlier et, par conséquent, le temps gagné sur les routes. Ce sont donc, naturellement, des zones aux tarifs particulièrement élevés, tout comme les communes autour du lac de Saint Point qui donnent un petit côté Riviera. La vue sur le lac est un bonus très recherché, mais qui se paye le prix fort.” Par ailleurs, certaines de ces communes, comme Montperreux, doivent refuser des permis de construire, leurs infrastructures ne permettant plus pour le moment d’accueillir une population plus importante.
Les non-frontaliers choisissent, eux, de s’éloigner de Pontarlier en optant notamment pour le Val d’Usiers. “C’est un secteur en pleine expansion, ajoute Benjamin Prudent. Les prix sont encore abordables pour toutes les bourses. C’est également le cas avec toutes les communes de la deuxième couronne de Pontarlier, comme Frasne ou la Rivière-Drugeon, qui attirent aussi bien les frontaliers qui les non-frontaliers. Les gens viennent y chercher du calme, de la tranquillité et ne souhaitent pas mettre tous leurs revenus dans leur bien immobilier.”
En dépit de la crise sanitaire, le marché de l’immobilier est toujours resté dynamique et Benjamin assiste même à un rebond des demandes : « La crise a permis à de nombreuses personnes de s’interroger sur l’essentiel et beaucoup ont décidé d’investir dans des valeurs sûres, comme la pierre. C’est une véritable et profonde réflexion sur l’avenir qui se met en route. »

Et les locations ?
Les personnes en recherche active d’un bien à louer le savent mieux que quiconque : le marché est très très tendu. “Nous avons une demande incroyablement forte, explique Louna Dupont, de l’agence immobilière Stéphane Plaza. Et malheureusement, nous ne disposons que de très peu de biens à la location.” Elle ajoute que concernant les petits logements, cela se passe plutôt bien : les studios et F1/F2 trouvent généralement preneurs et la demande est moins importante : “Ce sont essentiellement des personnes qui veulent vivre sur Pontarlier tout en travaillant en France. Elles n’ont pas forcément les moyens de louer un appartement plus grand”, précise Louna. Là où ça se gâte, c’est lorsque les futurs locataires recherchent des biens plus grands, au-delà du T3. L’offre ne suit pas, et il n’est pas rare de voir des personnes attendre des mois (pour ne pas dire des années) avant de dénicher le bien tant recherché. “Pontarlier et sa petite couronne sont très prisés, tout comme les communes situées sur la ligne reliant La Cluse-et-Mijoux à Jougne, en passant par Métabief. Ce sont souvent des locations de courte durée. Les loyers sont assez élevés et par conséquent, les locataires s’y installent le temps de trouver un bien à acheter.” Même si le marché est saturé, les candidats à la location ne sont pas pour autant prêts à s’éloigner de cette zone bien spécifique. Mouthe, par exemple, n’a pas vraiment la cote. Louna souligne qu’elle possède des biens à louer dans la commune mais que bien souvent, les gens appellent à la vue de l’annonce mais personne ne demande spontanément à l’intégrer. Un marché bien spécifique donc.
La surprise vient du Saugeais : “J’ai énormément de demandes pour ce petit territoire qui séduit beaucoup car il permet d’entrer en Suisse par deux accès. Mais, je ne vais pas vous mentir, je n’ai quasiment rien là-bas en location, tout se passe généralement par le bouche-à-oreilles.”