Haut-Doubs. Le Russey. Un sport pour apprendre la maîtrise de soi.

Face au stress qui gangrène notre société, une discipline méconnue peut permettre de le maîtriser et donc d’avoir une vie plus apaisée. A condition de faire preuve de patience et de persévérance.

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L'aïkido prône non-violence et maîtrise de soi.

« L’aïkido est fondé sur la non-violence, mais en plus, il n’y a pas de compétition, l’évolution de chacun étant vraiment un travail sur soi-même, validé au fil du temps » explique le responsable, Michel Grillot, détenteur d’un brevet fédéral et 4ème DAN, président et entraîneur au club du Russey. L’aïkidoka apprend à utiliser la force et l’énergie de son assaillant. L’objectif n’est pas la destruction de l’adversaire, ni même la dissuasion par la crainte, mais au contraire, un échange d’énergie propre à désamorcer l’agression et à évacuer la situation de conflit. « L’aïkidoka qui utilise prioritairement l’esquive, guide l’attaque de son partenaire en le contrôlant au maximum jusqu’au point de déséquilibre » poursuit-il. À ce moment-là, il a le choix entre la projection ou l’immobilisation en fonction de l’efficacité recherchée.

Ce sport est ouvert à toutes et tous sans aucune condition d’âge. « Au Russey, nous accueillons des enfants à partir de 8 ans, même les seniors sont les bienvenus ». Sur le plan physique, cette pratique développe la souplesse, favorise le relâchement musculaire et améliore le placement du corps. Il a pour but de développer l’endurance, la résistance à la fatigue et il augmente le dynamisme. Mais pour ses adeptes, l’intérêt va bien au-delà : « C’est un engagement sur la voie de l’harmonisation qui suppose la recherche permanente de l’attitude juste au juste moment ». Un travail sur soi, qui apporte un bien-être intellectuel et amène un aïkidoka à devenir sain de corps et d’esprit.