Haut-Doubs. Le Sous-Préfet Serge Delrieu fait le point

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La sécurité routière reste un sujet sensible dans le Haut-Doubs.

Outre la situation sanitaire et ses conséquences économiques, d’autres dossiers restent bien présents sur le bureau du Sous-Préfet. Tour d’horizon.

On aurait pu croire la question de la sécurité routière mise en sommeil elle aussi, avec une année 2020 marquée par deux confinements et des déplacements globalement réduits. « Il y a en effet eu une baisse du trafic mais le nombre d’accidents dûs à la vitesse ne faiblit pas, au contraire. Je rappelle que la vitesse est en cause dans 23% des accidents et même dans 35% des cas quand ils sont mortels », déplore Serge Delrieu qui note également un nombre croissant de grands excès de vitesse dans l’arrondissement de Pontarlier. Face à des statistiques qui ne s’améliorent pas, la réponse des autorités est claire : « Bien entendu, nous allons continuer à sensibiliser avec une campagne intitulée : Sur la route, n’oublions jamais ce qui compte vraiment … mais il est évident que la répression sera aussi au rendez-vous ! ».

Autre question qui revient régulièrement dans l’actualité, la présence des lynx et des loups dans le Haut-Doubs. Les différents réseaux de spécialistes en lien avec les services de l’État permettent d’avoir une idée précise de la situation : « La présence du loup se précise sur la partie sud de l’arrondissement avec sans doute désormais deux meutes. Quant au lynx, sa présence est bien marquée dans le massif du Jura », précise le Sous-Préfet, mentionnant l’application localement des plans mis en place au niveau national : « avec des mécanismes d’indemnisation en cas de dégâts causés aux élevages et si besoin des interventions pour effaroucher voire prélever les loups».

Impossible pour le représentant de l’État de terminer ce bilan d’une année de présence à Pontarlier sans évoquer son attachement à ce territoire. « Je mets un point d’honneur à arpenter le terrain, notamment pour rencontrer les élus locaux » précise-t-il, soucieux de canaliser le développement urbanistique local. « Le Haut-Doubs possède beaucoup d’atouts naturels, de richesses agricoles et un patrimoine remarquable, sans oublier une vitalité économique qui rend le secteur prospère. Une prospérité qui, pour être pérenne, doit passer par une attention particulière pour ces multiples atouts qui ne doivent pas être sacrifiés ». Ce développement se doit donc d’être durable et raisonné, prendre en compte le coût écologique, par exemple au niveau de la ressource en eau. « Le Haut-Doubs est un beau territoire et il doit le rester ».