Haut-Doubs. Les chenilles processionnaires sont de retour

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Sans sombrer dans la psychose, méfiez-vous quand même de ces chenilles

Des longues traînées de chenilles velues envahissent d’ores et déjà nos forêts et parcs municipaux.

Reconnaissables entre mille par leur façon singulière de se déplacer, les chenilles processionnaires font déjà leur apparition, au grand dam de bien des personnes. En effet, les poils qui recouvrent les chenilles sont urticants et peuvent provoquer de graves réactions. Qu’ils soient directement touchés ou dispersés par le vent, ces poils, en se déposant sur la peau, entraînent des irritations parfois violentes. La faute revient à la substance toxique contenue dans les poils, appelée “thaumétopoeïne”. A son contact, l’épiderme réagit par de vives démangeaisons. Peuvent alors survenir des érythèmes ou des éruptions prurigineuses, pouvant conduire, dans les cas les plus graves, à une œdème de Quincke ou un choc anaphylactique.
En cas de contact avec la peau, on constate très vite une éruption douloureuse avec de sévères démangeaisons, dans les 8 heures suivant le contact. Les parties du corps découvertes sont les plus exposées mais les poils se dispersent très vite par la sueur et les grattages de la peau. En cas de contact avec les yeux, les symptômes d’une conjonctivite apparaissent maximum 4 heures après. Les poils urticants peuvent également attaquer les voies respiratoires en cas d’inhalation. S’ensuivent alors des éternuements, des maux de gorge, des difficultés de déglutition et parfois des gênes respiratoires. Enfin, en cas d’ingestion, vous pourriez souffrir de douleurs abdominales et de vomissement.

Attention à vos animaux !

Il arrive que les chiens viennent à lécher les chenilles, vivantes ou mortes. Dans un premier temps, ils expriment leur douleur avec des gémissements. Très vite, leur langue peut gonfler et présenter des tuméfactions avec des durcissements inquiétants. Sans soins rapides, la langue peut présenter une couleur violette et se nécroser. Emmenez rapidement votre compagnon à quatre pattes chez le vétérinaire ! Ce dernier lui administrera des antihistaminiques puissants et des antibiotiques. Si la nécrose a débuté, l’amputation d’un bout de la langue est obligatoire.