Haut-Doubs. Les pompiers de Villers-le-Lac recrutent

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Il faudrait 24 à 26 agents pour un fonctionnement optimal du centre de secours.

La situation des centres de secours de la bande frontalière ne s’arrange pas quand il est question des capacités opérationnelles. Mais les besoins vont maintenant au-delà. C’est l’avenir même de cet engagement citoyen qui interroge.

« Nous avons aujourd’hui un effectif opérationnel de 19 volontaires dont 4 sont encore en cours de formation Initiale et seront apte tout engin à la fin de l’été. Trois autres vont débuter leur formation initiale dans quelques semaines » explique le Lieutenant Olivier Siron, chef de centre de Villers-le-Lac.

Si le Centre d’Incendie et de Secours local effectuait autrefois environ 300 interventions par an, il en affiche un tiers de moins aujourd’hui. Non pas que l’activité opérationnelle soit réduite pour les sapeurs-pompiers, bien au contraire, mais il a fallu s’adapter à certaines réalités : « Depuis quelques années en effet, nous n’avons pas assez de personnel disponible en journée à Villers-le-Lac même. De ce fait, le centre de secours de Morteau prend le relais entre 7h à 19h la semaine avec une garde postée sur place, permettant de respecter les délais d’intervention définis. ». Les sapeurs-pompiers sont en effet d’ores et déjà à la caserne, en tenue, et peuvent se rendre sur le lieu de l’accident ou du sinistre dans le délai règlementaire.

« Cette complémentarité entre les deux centres, Villers-le-Lac et Morteau, est indispensable pour des questions d’efficacité et d’optimisation de la ressource humaine. Dès qu’ils sont disponible en journée, les agents de Villers-le-Lac complètent l’effectif opérationnel du centre de secours de Morteau en garde postée ou en astreinte, afin de complémenter celui-ci qui, sur certains créneaux, reste également très difficile à gérer. » souligne le Lieutenant Siron. Elle pose aussi la question du manque de volontaires en journée la semaine, un cas récurrent sur la zone frontalière depuis des années, mais pas seulement. « Certes, les gens travaillent de moins en moins dans la commune les jours de semaine, mais au-delà de cette question, c’est la question de l’investissement au service de la collectivité qui se pose ». Un engagement de sapeur-pompier volontaire impose une disponibilité minimum et régulière, en termes de formation initiale puis continue, ainsi que pour les différentes obligations de service « mais c’est nécessaire puisque des vies peuvent être en jeu ».

« Nous avons heureusement eu des contacts ces derniers mois puisque trois agents débutent la formation initiale début juillet et deux autres très intéressés à nous rejoindre. Ces derniers pourront, dans le cadre où tout est validé, débuter leur formation en fin d’année. Mais ces recrutements à venir ne suffiront pas encore à assurer un bon fonctionnement de notre centre de secours, car il faudrait arriver pour cela à disposer d’au moins 24 à 26 agents ». Les personnes intéressées sont donc les bienvenues : hommes ou femmes, monsieur et madame tout le monde, pas besoin en effet de capacités physiques hors normes, juste une bonne santé et surtout l’envie de servir et de se dévouer pour les autres »

Pour tout renseignement et contact : Lieutenant Olivier Siron au 06 77 62 29 22.