Haut-Doubs. Les Premiers Sapins. Les seniors veulent continuer leur route

Alors qu'ils sont très peu impliqués dans des accidents de la route, les seniors sont souvent stigmatisés pour leur conduite. Une association agit pour leur permettre de rester bien au fait de la réglementation en organisant des sessions comme aux Premiers-Sapins.

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La question d'une visite médicale pour les seniors est très délicate politiquement.

Si aucune limite d’âge n’empêche les Français de conduire et que le taux d’accidents des seniors plaide en leur faveur, ils doivent s’adapter aux nouvelles réglementations routières. « Elles sont nombreuses chaque année, d’où la nécessité de réviser régulièrement le code de la route » explique le président de l’association Agir Solidarité Franche-Comté Michel Journaux. « C’est ce que nous faisons depuis une dizaine d’année dans toute la région avec dix bénévoles formés pour cela et dans le cadre d’un partenariat avec les caisses de retraite ».

Pas de visite médicale pour le moment

Deux facteurs entraînent une baisse des capacités des seniors au volant. D’une part, l’âge, qui vient jouer sur les réflexes mais également sur la vue et l’audition, augmentant considérablement les difficultés à évaluer le danger. « Nous aidons toutes les personnes titulaires d’un permis de conduire, à réviser et rafraîchir leurs connaissances du code de la route ». Des programmes ludiques, interactifs, remettent en mémoire panneaux, signalisations et différentes situations… « Cette pédagogie de groupe permet des échanges, des discussions, dans une atmosphère conviviale au cours de 4 séances d’une durée de 2h chacune ». Trois de ces rendez-vous sont consacrés à l’actualisation des règles de circulation et au rappel des règles fondamentales de sécurité routière. Le dernier a pour thème la santé. « Il est évident que celle-ci a une influence sur chacun de nous et ce quel que soit l’âge d’ailleurs. Pour les seniors plus particulièrement, la France reste un des rares pays où il n’existe aucun contrôle à un certain âge pour juger de la capacité ou non à continuer de conduire » poursuit le président d’Agir Solidarité. Derrière cette question très anxiogène pour les aînés, ce sont l’autonomie et la dépendance qui sont sous-jacentes.