Haut-Doubs. Les restaurants ouvrent aux salariés de certaines entreprises

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Les restaurants peuvent servir des salariés travaillant en extérieur

L’annonce officielle est apparue le 18 février dernier : les restaurants qui le souhaitent peuvent accueillir des salariés d’entreprises travaillant en extérieur.

Le préfet du Doubs avait été sollicité par L’UMIH 25, la CCI du Doubs et la CMA Bourgogne-Franche-Comté afin de permettre aux restaurateurs d’ouvrir leurs portes aux salariés travaillant en extérieur, afin qu’ils puissent déjeuner au chaud. L’appel a été entendu et accepté, mais les restaurateurs tout comme les entreprises doivent respecter un protocole très strict. Le professionnel de la restauration doit obligatoirement établir un contrat de prestations de restauration entreprises, qu’il doit ensuite retourner dûment complété à la préfecture du Doubs. Il doit, en outre, fournir du gel hydroalcoolique à l’entrée et aux sanitaires de son établissement, n’établir que des tables de maximum quatre personnes, issues du même groupe de travail, n’offrir que des places assises, assurer une distance de minimum 2 mètres entre chaque personne (sauf en cas de pose de paroi en plexiglas), afficher clairement à l’entrée de l’établissement le nombre de personnes maximum qu’il peut accueillir, porter et faire porter le masque par les équipes en permanence, et s’assurer qu’en dehors de la prise de repas, les clients portent eux-aussi ce fameux masque. Enfin, il ne peut établir de convention qu’avec une seule entreprise ou bien avec plusieurs entreprises, à condition d’échelonner leurs venues (entreprise 1 de 12h à 12h45 et entreprise 2 de 13h à 13h45 par exemple). Il conviendra, bien entendu, de désinfecter et aérer les locaux entre deux services.
Cette ouverture possible durcit, de fait, l’accession au fonds de solidarité, comme l’explique la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs : « Le restaurateur qui ouvrira son établissement dans le cadre du contrat de prestations restauration entreprises ne sera plus considéré comme faisant l’objet d’une interdiction d’accueil au public. Pour toute demande au titre du fonds de solidarité, il devra prouver qu’il a subi une perte de son chiffre d’affaires d’au moins 50 %. Il aura obligation de déclarer dans son chiffre d’affaires la vente à emporter, ce qui n’est pas le cas de ceux qui sont fermés administrativement. » Une décision que regrette l’UMIH nationale qui « fait savoir qu’elle a exprimé sa «désapprobation» sur le sujet auprès du gouvernement et qu’elle attend une prise de position des ministres concernés ».
Dans l’attente de la réponse ministérielle, les restaurateurs qui souhaitent rouvrir leurs portes aux salariés doivent en informer la CCI du Doubs, la CMA ou l’UMIH 25 afin qu’elles puissent informer les entreprises en recherche d’établissements adéquats.