Haut-Doubs. Lucite estivale bénigne : une affection sans gravité

439
La lucite touche majoritairement les femmes, même très jeunes

Vous venez de passer une journée au soleil et le soir, vous voyez apparaître sur les parties de votre corps exposées au soleil des tout petits boutons, des plaques rouges. Et ça gratte !

Pas de panique ! Vous avez très certainement développé une lucite estivale bénigne ou LEB. Cette affection est plutôt courante et touche principalement les femmes âgées de 15 à 35 ans. Elle touche jusqu’à 20% de la population et est parfois connue sous le nom inapproprié d’allergie au soleil.
Elle se manifeste la plupart du temps par l’apparition de papules rouges et parfois de lésions surélevées qui la font passer pour une poussée d’acné. Bien souvent, ces boutons démangent assez fortement. Ils apparaissent après une exposition aux UVA du soleil de zones nouvellement exposées au soleil, comme le décolleté, les bras, le dessus des pieds et les jambes. Le visage, sans cesse à la lumière du jour, ne développe pas ce genre de réactions. La lucite pointe le bout son nez au début de l’été sans que l’exposition au soleil ait été trop importante : il n’y a pas nécessairement de coup de soleil et un ciel voilé peut suffire à la déclencher. Autre fait marquant de la lucite : elle apparaît brusquement, sans crier gare et part de même, quelques années plus tard.

Traitement de la lucite

Dans les cas les plus bénins, une simple hydratation de la peau peut suffire. L’huile de coco est particulièrement bénéfique dès les premières apparitions, lorsque celles-ci sont légères. Soyez généreux et badigeonnez-vous régulièrement. Jusqu’à la disparition des boutons (comptez de 3 à 10 jours), protégez les parties de votre corps touchées avec des vêtements longs en coton. L’aspect de votre peau devrait vite s’améliorer et le bronzage remplacera avantageusement les plaques rouges.
Pour une forme plus sévère, il est nécessaire de consulter votre médecin qui vous prescrira un traitement à base de corticoïdes. Là encore, la prudence est de mise et il faudra limiter drastiquement les expositions au soleil jusqu’à complète guérison.