Haut-Doubs. Maîche. Le comtois, emblématique et fédérateur

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Emmanuel Perrin est président de l'association nationale du cheval de trait comtois (photo Jack Varlet)

Les 11 et 12 septembre prochains aura lieu le concours national de la race comtoise à Maîche. L’occasion de faire le point sur la filière avec Emmanuel Perrin, président de l’Association Nationale du Cheval de Trait Comtois (ANCTC).

Tout au long de l’été se sont déroulés environ 120 concours locaux dans toute la France afin de sélectionner les meilleurs représentants de la race comtoise pour le grand rendez-vous de septembre à Maîche. « La première journée le vendredi sera consacrée aux femelles avec environ 230 pouliches et juments suitées c’est-à-dire suivies d’un poulain, réparties par catégories d’âges » explique Emmanuel Perrin qui poursuit avec la journée du samedi : « Elle est consacrée aux mâles avec 150 animaux en compétition dont les candidats étalons qui s’ils sont reconnus comme tels sont alors aptes à reproduire dans la race ». Ces deux journées permettent par ailleurs d’opérer une sélection dans la catégorie des 2 ans pour le concours général agricole qui se tiendra en février lors du salon international de l’agriculture à Paris. « Dans chaque cas, nous jugeons par rapport au standard de la race, donc à la fois le modèle et l’allure en tenant comte de la morphologie, de la tête, de l’encolure, de la masse musculaire, des déplacements… » poursuit le président de l’ANCTC.

Évoquant la santé de la filière, il se déclare optimiste avec d’abord un marché de la viande, le débouché principal, qui reste très attractif. « Le comtois est aussi de plus en plus prisé pour les travaux agricoles comme dans les vignes, pour l’entretien des espaces verts dans les villes mais aussi avec les attelages pour les loisirs ou encore les spectacles où le comtois a largement gagné ses lettres de noblesse grâce à plusieurs troupes connues et reconnues. N’oublions pas enfin le lait de jument qui s’impose comme un complément alimentaire et également en cosmétique ».

Autre point important souligné par Emmanuel Perrin pour évoquer la place croissante qu’occupe la race dans les campagnes, le développement du pâturage mixte où se retrouvent chevaux comtois et bovins : « leur complémentarité fait que cela évite d’avoir recours au girobroyage et ça assure donc une meilleure qualité des prairies ».

Autant d’atouts qui font du cheval comtois un animal emblématique en Franche-Comté et bien au-delà : « Il rassemble des passionnés et a un véritable pouvoir fédérateur ».