Haut-Doubs. Maîche. Matéo et Léo Médina, espoirs du tennis

Cheveux longs, bandeaux, les deux frères affichent le même look, le même sourire timide et la même volonté de gagner dès qu’ils ont leur raquette en main. Deux graines de champions qui ne demandent qu’à éclore.

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Père et fils sont unis par la même passion.

Matéo 11 ans, élève au collège Mont-Miroir à Maîche et Léo 9 ans, scolarisé en primaire, sont deux frères passionnés de tennis, un sport dans lequel ils excellent après s’être essayés au foot et au judo. « Ils ont tous les deux commencé à l’âge de 4 ans en nous suivant puisque nous étions nous pratiquants et passionnés de sport » se souvient leur papa Hernan Médina, très impliqué comme leur maman Céline auprès des deux petits champions. Ils sont en effet rapidement gravi les échelons avec chacun un classement 30/1 qui montre le niveau atteint. « On peut même classer Léo parmi les quatre meilleurs joueurs de Bourgogne Franche-Comté de son âge », souligne son entraîneur Chrystel Tournier.

Le plus jeune des deux frères a d’ailleurs rejoint l’équipe de ligue régional après avoir été détecté à la suite de tests qu’il a brillamment rempli ce qui lui ouvre aujourd’hui des portes et l’accès à des tournois de prestige dans toute la France. Ayant dépassé l’âge de ce type de recrutement, Matéo n’a pas pu intégrer ce dispositif malgré ces incontestables qualités qui lui permettent d’ailleurs aujourd’hui encore de battre son cadet. Il arrive même qu’ils se rencontrent en matchs officiels, souvent en finale quand c’est le cas. « Ça s’est produit cette année à Champagnole et c’est très dur pour nous tout en étant une fierté » confient les parents.

Un long chemin, difficile mais possible

Entre les entrainements à Maîche et ceux proposés à Besançon par la Ligue, Matéo et Léo tapent dans la petite balle jaune au moins douze heures par semaine.  « C’est un important engagement pour toute la famille » soulignent des parents qui insistent sur les priorités de leurs enfants : « Ils savent que l’école est importante et qu’ils doivent bien travailler. Le tennis reste pour eux aujourd’hui un loisir où certes ils se distinguent mais qui doit aussi être synonyme de plaisir ». Ils sont donc très attentifs à laisser les enfants décider des efforts qu’ils souhaitent effectuer pour continuer à progresser et se conformeront à leur volonté de poursuivre ou non vers, peut-être, une carrière professionnelle. « Notre rôle est de les accompagner sans les influencer. Pour l’instant, on les aide à progresser en filmant pas exemple les matchs pour qu’ils puissent avec leur entraineur analyser leur jeu ».

Le mental tient aussi une grande place dans leur progression à un âge où ils vont peu à peu sortir de l’enfance pour entrer dans la période charnière de l’adolescence. « Le tennis est peut-être le sport le plus individualiste qui soit » poursuit l’entraîneur qui espère lui aussi les voir encore dans dix ans parmi les meilleurs joueurs régionaux et pourquoi pas plus… « Tout est question de volonté mais aussi de capacité de travail pour franchir le cap du professionnalisme ». En tout cas aujourd’hui, Matéo et Léo, tous deux fans de Rafael Nadal sont motivés et combattifs sur le cours avec le même rêve : « Gagner un jour le tournoi de Roland-Garros ». Avec pourquoi pas une finale Médina contre Médina !