Haut-Doubs. Maîche. Une nouvelle vie pour le parc du château

70
Le parc va beaucoup évoluer dans les années à venir.

Ce château au cœur de la ville n’a de « Désert » que le nom tant il est apprécié et fréquenté par les Maîchois qui, dans les années à venir, vont encore voir le parc évoluer avec le souhait pour les élus de concilier quiétude et activités.

Datant du milieu du XIXème siècle par la famille Ducreux, le château doit son nom au lieu-dit le Clos du Désert où il a été construit, un site où les affleurements de roche donnaient un aspect désertique au parc de cinq hectares. Les générations se succèdent et dans les années 1920, l’édifice est vendu à la société mutuelle des établissements Peugeot qui souhaite permettre aux enfants du personnel de venir respirer le bon air du Haut-Doubs. Pendant 44 ans, cette colonie Peugeot va accueillir des centaines d’enfants lors des vacances scolaires de février, Pâques, l’été et à Noël.  Puis, au début des années 80, les inscriptions étant à la baisse, le comité d’entreprise va finalement décider de vendre le Château du Désert. L’affaire est négociée en 1986 avec la commune de Maîche qui en devient officiellement propriétaire l’année suivante. Autrefois privé, il est aujourd’hui devenu public et très prisé de la population locale qui trouve sur place la bibliothèque municipale Louis-Pergaud, des associations comme par exemple l’Harmonie de Maîche ou le Club Multimédia, des salles de réunion…un véritable carrefour culturel dans un écrin de verdure propice à la promenade où des nichoirs ont été installés avec le soutien de l’association Les Gazouillis du Plateau.

Rendre le parc plus ouvert et attractif

« Des bancs y sont déjà présents pour se détendre, des jeux et des appareils de fitness en libre accès… », note le maire Régis Ligier. Depuis peu, le grillage le séparant de la route a également été supprimé, l’ouvrant un peu plus encore sur la ville. « Des améliorations peuvent encore rendre ce site exceptionnel au cœur de notre ville plus attractif ». Des pistes de réflexion sont déjà étudiées par les élus qui souhaitent avant tout concilier la tranquillité des uns et l’envie de bouger des autres. Dans un premier temps, le cheminement depuis le centre-ville pourrait être facilité avec un accès possible depuis la cure en face de l’église. « On réfléchit également à créer des zones séparées pour diverses activités, à installer du nouveau mobilier urbain, à diversifier les plantations… ». Des aménagements pourraient aussi permettre d’accueillir sur place des animations dans les années à venir.