Haut-Doubs. Maîche. Une ode à nos ancêtres du Haut-Doubs

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On retrouve à chaque page l'humour et le franc-parler de l'auteur.

En se basant sur les récits des trois générations qui l’ont précédé, José Sorribès sort un livre indispensable à ceux que leurs racines et leur terroir passionnent. Des tranches de vie à consommer sans modération !

« J’ai pris conscience que le passe vite et j’ai ressenti le besoin d’écrire pour que certains souvenirs ne disparaissent pas » confie José Sorribès, ancien professeur d’histoire bien connu sur le plateau de Maîche où il est correspondant de presse et animateur de l’Université Populaire.

Pour restituer ce passé qui lui est si cher, il est tout simplement allé puiser dans sa propre mémoire : « Mon arrière-grand-mère déjà me racontait du passage à Belleherbe des prussiens avec leurs casques à pointes. Puis ma grand-mère me contait la vie du village et des environs avec son parler typique de nos campagnes… la première guerre mondiale, l’entre deux guerres mais aussi son travail à la ferme, les commis qui y étaient embauchés ou encore la fuite en Suisse à l’arrivée des allemands lors de la seconde guerre ». Avec le vocabulaire truculent de ses aïeux, José Sorribès effectue là autant un travail de transmission de ces événements du quotidien qu’une véritable recherche linguistique qui ne laissera personne indifférent. Vient ensuite les souvenirs qu’a partagés avec lui sa maman, commerçante bien connue au village et bien au-delà. Elle m’a parlé de ses tournées avec la camionnette de la boucherie-charcuterie familiale, de ce qu’elle a pu voir et entendre tout au long de ces années…mais aussi des bals du samedi soir, de la présence des jeunes allemands dans nos campagnes durant la seconde guerre et de nombreuses anecdotes et autres petites aventures arrivées aux gens d’ici ». Et on peut compter sur lui pour raconter avec humour autant les enterrements d’autrefois où hommes et femmes étaient séparées que les rencontres discrètes de la jeunesse du village à l’insu des parents.

A 71 ans, le début d’année avec sa période de confinement a donc été pour lui un véritable déclic et l’a donc convaincu que le moment était venu de raconter l’histoire locale telle que l’on vécu ces proches qui se sont confiées à lui. « Je ne voulais pas parler de la grande histoire mais au contraire laisser une trace avec ce qui n’avait encore pas été écrit ». Le résultat est à la hauteur des attentes de ceux qui connaissent ce personnage qui évoque ce secteur où il vit comme « une réserve naturelle », évoquant ainsi l’authenticité des gens attachants à qui il a finalement voulu rendre ce bel hommage.