Haut-Doubs. Métabief. Le Festival de la Paille se mobilise

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Le festival de la Paille s'érige contre une loi visant à autoriser le port d'armes sur les festivals, notamment

Via un communiqué de presse paru ce mardi 16 février, le festival de la Paille fait entendre sa crainte et sa colère à propos d’une proposition de loi.

Ils sont tout un collectif de festivals et salles de spectacle, appelé Fedelima, à s’ériger contre une proposition de loi qui sera prochainement présentée au Sénat : l’autorisation du port d’armes dans les établissements culturels et, plus largement encore, dans les établissements recevant du public. « Nos organisations rassemblent des centaines d’Etablissements Recevant du Public, qui accueillent des milliers de spectateur•trice•s chaque année : ce sont des espaces pacifiques de fête, de rencontre, d’échanges, de création de lien social et d’expression artistique. 𝗦𝗲𝗹𝗼𝗻 𝗻𝗼𝘂𝘀 : 𝗮𝘂𝗰𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗿𝗺𝗲 𝗻’𝘆 𝗮 𝘀𝗮 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 ! » s’insurgent les organisateurs de la Paille.
Le projet de loi qui les inquiète vivement est celui-ci : « « Art. L. 315-3. – Le fait qu’un fonctionnaire de la police nationale ou un militaire de la gendarmerie nationale porte son arme hors service, dans des conditions définies par arrêté du Ministre de l’Intérieur, ne peut lui être opposé lors de l’accès à un établissement recevant du public. » Le fait d’introduire une arme dans un endroit festif peut s’avérer potentiellement très dangereux. « Une arme qui serait mise à découvert par inadvertance pourrait avoir des conséquences dramatiques, témoigne le collectif. Mais aussi parce que nos équipes et nos agents de sécurité privés ne sont absolument pas en mesure de contrôler la validité d’une carte de police, possiblement falsifiable. Rien de plus simple, dès lors, pour qui souhaiterait commettre une tuerie de masse. » Il ajoute : « Enfin, parce qu’un policier en civil qui n’est pas en service est un citoyen comme un autre, et que les citoyens demeurent libres et égaux en droits, nous voyons dans cette différence de traitement une atteinte aux principes fondateurs de notre République. » Fedelima précise que les mesures de sécurité ont été drastiquement renforcées depuis 2015 et propose de consolider ces liens déjà forts plutôt que de les fragiliser avec une loi qui leur rendrait la tâche bien plus compliquée.
Toutes ces raisons amènent le collectif à soumettre cette requête : « C’est pour toutes ces raisons que nous sommes en opposition totale avec l’article 25 de la proposition de loi sécurité globale et que nous enjoignons nos représentantes et représentants élu•e•s au Sénat à voter contre cet article. » Le message sera-t-il entendu ? Réponse dans quelques semaines …