Haut-Doubs. Morteau. Et vous, vous en êtes où avec les écrans?

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Un véritable diagnostic permettra de proposer des alternatives au temps passé sur les écrans.

C’est la grande question que les jeunes du Val de Morteau sont invités à se poser. Un bilan qui est à réaliser en famille car aucune génération n’est épargnée par cette addiction moderne.

Une famille française possède en moyenne 9,8 écrans qu’il s’agisse de télévisions, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux ou smartphones… Ils sont aussi plus de 75% à se connecter à Internet avant de s’endormir et dès leur réveil. Des chiffres que la Communauté de communes du Val de Morteau, présidée par Cédric Bôle a décidé de mettre en avant pour sensibiliser la population en mobilisant à ses côtés collectivités, éducation nationale, gendarmerie, Maison des Jeunes et de la Culture, Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) et l’Agence Régionale de Santé.

“Cette action est portée le Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CISPD) du Val de Morteau pour attirer l’attention sur questions éducatives liées à l’usage du numérique” explique Marie Bonnet, Conseillère municipale déléguée en charge des affaires sociales et responsable de la commission jeunesse et prévention du CISPD.

Chacun est aujourd’hui bien conscient de la place que tiennent les écrans au quotidien, y compris dans les écoles. “ Toutefois, ces avancées ne sont pas sans conséquences en termes de santé publique si leur utilisation n’est pas consciemment gérée” poursuit l’élue. Depuis quelques semaines, les élèves de maternelle, primaire et les collégiens ainsi que les parents reçoivent régulièrement de courts messages de sensibilisation sur le sujet via les établissements scolaires : “ces messages visent à interpeler les familles, susciter les échanges entre famille ou entre amis, et n’attendent pas forcément de réponses…”.  Puis au printemps durant une semaine, ces jeunes seront invités, avec leur famille, à auto-évaluer leur exposition aux écrans à l’aide d’un tableau à compléter. “ Ce dernier permettra de recenser les périodes et les supports d’exposition aux écrans au cours de la journée. C’est une auto-évaluation de l’utilisation personnelle des écrans de manière quantitative et qualitative puisqu’il est aussi question des contenus et de leur utilisation” poursuit Marie Bonnet.

Un retour de cette enquête et une soirée de sensibilisation du grand public sont envisagés à l’automne dans le cadre du mois de l’enfance “pour créer une prise de conscience collective sur les risques et les conséquences d’une surexposition”.

Quant aux alternatives possibles, elles pourraient prendre la forme de compensations comme c’est le cas avec le bilan carbone: 30mn d’écran équilibrées par 30 mn de jeux de société ou de sortie… ce qui soulagerait le cerveau tout en préservant une vie sociale réelle et non virtuelle.