Haut-Doubs. Morteau. Guy-Louis Anguenot mène l’enquête

157
Le célèbre auteur comtois a envoyé son célèbre gandarme Marigny dans le Val de Morteau.

L’auteur comtois a choisi Morteau pour une nouvelle enquête de son gendarme fétiche, René Marigny, confronté cette fois à la mort d’un clochard.

Souvent présenté comme un digne héritier d’écrivains aussi talentueux que Genevoix, Michelet ou encore Simenon, Guy-Louis Anguenot s’inscrit aussi dans la droite ligne des auteurs comtois Marcel Aymé et Louis Pergaud. Des chroniques comtoises à sa saga des Marsal contant la 1ère Guerre mondiale, il met à l’honneur les gens d’ici, les hommes et femmes attachés à leur territoire et à leur terroir, aux traditions et aux racines qui sont les leurs.

« Guy-Louis Anguenot témoigne d’un temps, qui s’enfonce lentement dans l’oubli, pour en faire un temps retrouvé pouvant répondre aux questions que se poseront les amoureux du patrimoine, un temps qui puisse aujourd’hui nourrir nos nostalgies…Dans une écriture limpide et inspirée, chaque mot pèse son juste poids d’émotion et d’humanité » déclare son ami, auteur comtois reconnu lui aussi, Guy Girard.

On retrouve toutes ces qualités dans le huitième roman policier où Guy-Louis Anguenot met en scène René Marigny, gendarme retraité, retiré dans une ferme comtoise du Haut-Doubs dont il a fait un gîte pour amoureux de la nature et du terroir, comme lui. Quand il y accueille son « pays », un homme qui a grandi dans le même village que lui, il laisse aller ses souvenirs d’enquêteurs comme c’est le cas cette fois encore dans « Marigny et le clochard ». L’intrigue se noue suite à la découverte d’un corps sans vie sur les bords du Doubs à Morteau. La victime et les autres protagonistes de ce drame sont certes des marginaux mais ont tous un parcours étonnant, fait de ruptures et de retraits volontaires de la société. Leur dignité et leur humanité sont un vrai fil rouge dans ce roman empreint d’émotions que Guy Girard définit ainsi dans la préface : « Ce nouvel ouvrage gorgé de talent, d’expérience, de culture, de douleurs aussi, comme l’est un beau fruit de soleil et de sucre, est à mes yeux l’un des plus réussis de Guy-Louis Anguenot ».