Haut-Doubs. Morteau. JSP, une école pour les futurs pompiers

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Savoir utiliser une lance à incendie fait partie des exercices pour les JSP.

Souvent présentés comme des écoles de vie, les sections de Jeunes Sapeurs-Pompiers sont aussi de véritables viviers pour recruter les futurs volontaires. Exemple avec celle du Val de Morteau.

Réunis au sein d’une association départementale, les Jeunes Sapeurs-Pompiers du Doubs sont répartis sur le territoire en 19 sections dont celle du Val de Morteau « qui rassemble des jeunes de tout le Val mais aussi du Russey, d’Orchamps-Vennes et de Gilley » précise le Capitaine Samuel Guichard, chef du centre de secours renforcé (CSR). « Ils sont actuellement une vingtaine, quasiment autant de filles que de garçons ».

Pour entrer dans cette section, il faut être âgé(e) de 12 à 16 ans et s’apprêter à suivre 3 à 4 années de formation, un cursus divisé en quatre niveaux. « Nous les réunissons tous les samedis après-midi de 14h à 17h au CSR pour participer à des activités théoriques mais aussi pratiques afin de découvrir les missions de secourisme et de lutte contre l’incendie ainsi que les opérations diverses. Le sport tient également une place importante » explique le capitaine, soulignant que cette formation est quasiment équivalente à celle d’un Sapeur-Pompier Volontaire.

« Pour celles et ceux qui souhaitent franchir le pas pour ensuite devenir SPV, il faut d’abord décrocher son Brevet National de JSP puis accomplir une soixantaine d’heure de formation complémentaire ». Ces jeunes gens sont donc beaucoup plus vite opérationnels que des adultes qui souhaitent s’engager et doivent quant à eux suivre 240 heures avant d’être actifs.

« Pour nous les JSP sont un vivier très important puisqu’environ trois-quarts des adolescents qui passent par ces sections deviennent SPV ce qui au niveau départemental représente le tiers du recrutement annuel ». Ils ont également l’avantage de bien connaitre l’institution et ses contraintes et de s’engager plus durablement, un autre atout appréciable.

Quant à leur motivation, outre l’envie de servir comme leurs ainés et parfois l’attrait de l’uniforme, « ces jeunes viennent souvent chercher une autorité, un cadre, une hiérarchie » conclu le Capitaine Samuel Guichard, aujourd’hui sapeur-pompier professionnel après avoir été volontaire et JSP.