Haut-Doubs. Morteau. Le rôle capital des zones humides

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L'EPAGE a minutieusement recensé les zones humides du Val de Morteau.

L’EPAGE (établissement public d’aménagement et de gestion des eaux) tenait récemment une réunion pour informer le public de l’importance des zones humides dont le rôle est de plus en plus important.

« Ces zones ont un rôle majeur. C’est un patrimoine environnemental qu’il faut mieux gérer et préserver » explique Louis Collin, chargé d’études, aux côtés de Jacques de Gribaldi, Vice-président de l’EPAGE. Depuis quelques années, un travail est d’ailleurs mené sur le territoire de la communauté de communes du Val de Morteau pour répertorier ces lieux dits humides et identifier les pressions humaines qu’ils peuvent subir. « Lors du dernier siècle en France, la moitié ont disparu pour faciliter l’exploitation des terres ou suite à des drainages pour rendre par exemple des terres constructibles » détaille ce spécialiste.

« Il est important d’avoir une vue d’ensemble pour pouvoir ensuite intervenir en protégeant ces sites ou en les restaurant si besoin » poursuit-il. Réservoir de biodiversité et stockage d’eau sont les principaux avantages de ces marais, roselières, bois et prairies humides… Les voir disparaître signifie donc se priver d’une formidable ressource en eau, question d’autant plus cruciale ces dernières années avec les différents épisodes de sécheresse qui ne feront sans doute que s’accroître. « On peut comparer leur rôle à celui d’une éponge : elle absorbe le surplus d’eau quand il y en a et le restitue en période d’étiage quand le niveau est au plus bas ».

La phase d’information et d’animation se poursuit donc afin de convaincre quant aux enjeux de la présence de ces zones sur le territoire. En parallèle, l’EPAGE mène une étude diagnostic avant travaux sur le marais et le ruisseau de la Tanche.