Haut-Doubs. Morteau. Savoir mettre des mots sur les maux

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Ces séances permettent de se donner des perspectives d'avenir.

Libérer la parole pour se sortir de moments difficiles de la vie, telle est la mission de ces groupes dont l’utilité est encore plus importante en ce moment.

Un an que ça dure. Entre la crainte d’attraper une maladie dont les symptômes sont nombreux et les conséquences imprévisibles, les craintes de perdre son emploi, le traumatisme de perdre des proches sans pouvoir les accompagner dignement, le masque des interactions sociales avec famille et amis… les raisons de se sentir mal sont nombreuses. Cette crise sanitaire inédite n’en finit pas et pourrait laisser des traces sur le long terme. « Lors du deuxième confinement en octobre dernier la ville de Morteau a souhaité proposer ce temps d’échange car nous ressentions une grande inquiétude d’une partie de la population. L’isolement, les répercussions sociales et économiques de la crise créent pour certaines personnes un climat anxiogène. Parler au sein d’un petit groupe des difficultés communes et des moyens de se sentir mieux peut véritablement les aider » explique Marie Bonnet, conseillère municipale déléguée en charge des affaires sociales. D’où ces groupes de paroles organisés par le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Morteau et l’Instance Régionale de l’Education et de Promotion de la Santé (IREPS). L’occasion pour les participants d’échanger avec des professionnels et de rompre par leur seule présence un isolement devenu pesant.

Loin d’être des rendez-vous où ne sont abordés que les points négatifs des événements vécus ces derniers mois, ces groupes de parole doivent aussi permettre de mettre en avant les ressources que les uns et les autres ont su mobiliser pour traverser cette crise. Cette action s’inscrit pleinement dans la longue liste des actions menées par le CCAS qui non seulement se veut attentif au bien-être des anciens de la ville pour qui sont mis en place de nombreux services (petits travaux à domicile, portage de livres, service de déneigement…), mais souhaite aussi s’adresser à toute la population. En s’adressant par exemple aux plus jeunes confrontés à des addictions, en accompagnant les familles ou encore en favorisant les rencontres intergénérationnelles. Un besoin qui sera d’autant plus attendu dans les mois à venir après une telle crise.

Inscription obligatoire et gratuite au CCAS, 6 rue Barral, pour la séance du jeudi 11 mars à 14h30. Thème de cette rencontre : « Vivre l’instant présent »