Haut-Doubs. Morteau. Une rivière peut aussi avoir ses mystères

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Drôle de rencontre lors d'une baignade! (photo mairie de Voujeaucourt)

Faut-il craindre de croiser ici ou là dans la nature des animaux exotiques et dangereux ? Au vu des récents événements dans le Pays de Montbéliard, rien n’est impossible.

En quelques jours à peine au début de l’été, trois reptiles ont été repêchés dans les eaux du Doubs. A Courcelles-les-Montbéliard, Voujeaucourt et Mathay. Trois… boas constrictors, certes morts mais qui ont de quoi semer le trouble. Si on imagine facilement l’étonnement pour ne pas dire la terreur en faisant de telles découvertes. Le premier spécimen a notamment été localisé par des jeunes qui se baignaient.

Les impressionnant serpents de 2,40 mètres, 2 mètres et 1,80 mètre ont été remis à des spécialistes de l’Office français de la biodiversité. Une enquête judiciaire a également été ouverte pour connaitre la provenance de ces boas qui ne vivent pas à l’état naturel en France. Eleveurs ? Collectionneurs ? Cirque ? Les spéculations vont bon train mais le mystère demeure alors que l’affaire a fait le tour du pays. De tels événements peuvent en effet se produire partout et il n’est pas impossible de se trouver face à un boa ou un python dans le cours d’eau du coin ou dans un champ. Sacrée perspective.

Les passionnés sont particulièrement critiques face à de tels agissements, contraires à leurs pratiques et au respect des animaux qu’ils prônent. Des actes d’autant plus dommageables qu’il s’agit souvent d’espèces menacées dans leurs pays d’origine. L’arrêté de 2018 complétant la Convention de Washington qui régit le commerce de ces animaux n’y a visiblement rien changé. Ils doivent certes être dotés d’une puce et sont déclarés sur le fichier IFAP (identification de la faune sauvage protégée) mais face à cette partie légale existe aussi un marché noir laissant beaucoup de ces NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) inexistants aux yeux des autorités et donc dans la nature. Au sens figuré comme au sens propre.