Haut-Doubs. Pas de fleurs pour le 8 mars !

288
La journée internationale des droits des femmes, c'est le 8 mars

Le raccourci est très souvent vite fait, notamment par les industriels !

Pubs de parfum, de fleurs et même de sous-vêtements ! Il n’en faut pas plus pour irriter les fervents défenseurs de cette journée si spécifique. Le 8 mars célèbre la journée des droits des femmes, et non “la journée de la femme”.
En réalité, partout dans le monde, le 8 mars est la journée internationale revendiquant les droits des femmes et luttant notamment contre les inégalités par rapport aux hommes.
Des inégalités visibles au quotidien, dans bien des domaines. A commencer par les tristes chiffres des violences conjugales. Une étude avait été menée en 2014, montrant que sur 65 000 faits de violences conjugales non mortels enregistrés par les forces de l’ordre, près de 60 000 victimes étaient des femmes. Au cours de leur vie, 14,5% des femmes avouent avoir subi des violences sexuelles, contre 3,9% des hommes. En 2015, 62 000 femmes ont été victimes de viols ou tentatives de viol, contre 2 700 hommes.
Dans un tout autre domaine, les femmes touchent nettement moins que les hommes. On parle d’un salaire inférieur de 24%. Un écart qui s’explique au recours à l’emploi à temps partiel et aux emplois moins valorisés. Toutefois, lorsque l’on compare les rémunérations à conditions strictement similaires (temps plein, secteur, âge …), on constate un écart de 9,9% (en défaveur des femmes, cela va de soi !).
Au sein du foyer, les inégalités sont là encore très présentes ! Alors que les hommes ne consacrent que 2h26 aux tâches ménagères par jour, les femmes y passent 4h38, soit deux fois plus.
Et en cas de divorce, ce sont les femmes qui trinquent le plus, avec un appauvrissement significatif (-16%) par rapport aux hommes (-2,5%).
Bien que les écarts se réduisent d’année en année, dans bien des domaines, les inégalités restent encore trop présentes entre hommes et femmes. Et comme il existe des centaines de façons de le dire, certains l’expriment par le rire, le chant, la réflexion, comme la Sarbacane Théâtre qui organise « Une nuit de la Femme », le 7 mars, à Labergement Sainte Marie. Rendez-vous sur le site de l’association pour plus de renseignements et pour réserver.