Haut-Doubs. Pays de Maîche. La musique malgré tout

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Le festival a tenu à proposer une "collection d'automne" pour garder le rythme.

Amener la musique, classique de surcroît, à la campagne n’est déjà pas simple. Il fallait oser, les organisateurs l’ont fait, même cette année, malgré la situation anxiogène.

Cet été, les dix jours de festival n’ont pas pu avoir lieu comme c’est le cas depuis 2006. Un crève-cœur pour les musiciens et les spectateurs, environ 4000 à chaque édition, qui assistent à la vingtaine de concerts proposés dans les églises du Pays de Maîche mais aussi dans des lieux inattendus comme des grottes ou lavoirs… Amener la musique classique à la campagne était un pari, réussi au fil des années. « Le festival se déroule en itinérance à Saint-Hippolyte et ses alentours, et permet ainsi de faire revoir ou découvrir, à un large public, nombre de lieux patrimoniaux tout en faisant vivre, aux habitués comme aux néophytes, d’intenses moments de musiques. Diversité, exigence et convivialité sont les maîtres-mots qui caractérisent Musiques à Saint-Hipp’ ».

Mais puisqu’il n’a pas pu être estival, ce rendez-vous a donc été automnal et beaucoup plus restreint. « Cette rencontre a été organisée en tenant compte des avis des uns et des autres, de l’envie très forte de reprendre le cours normal de notre vie, des conditions sanitaires que vous connaissez, des contraintes officielles, mais surtout sans risquer de mettre quiconque en danger » précisent les organisateurs de l’association Musiques à Saint-Hipp Anim. Les églises de Saint-Hippolyte, Soulce-Cernay et Maîche ont donc accueilli des concerts.

Deux jours particuliers mais qui ont permis à chacun de ne pas perdre le lien tissé entre musiciens et publics. L’occasion aussi pour la chorale de se retrouver, de redonner de la voix et déjà de penser à l’édition 2021 que tous espèrent vivre dans des conditions normales.