Haut-Doubs. Pays Horloger. Ça roule (toujours plus) pour les frontaliers

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Ils sont 5000 à passer chaque jour par le Col des Roches.

Toujours plus nombreux, les frontaliers représentent une forte proportion des actifs du Val de Morteau. Mais, pour ceux venus du reste du Pays Horloger, distance et temps de trajet s’allongent.

On croit tout savoir sur les frontaliers qui chaque jour passent de France en Suisse et sont toujours plus nombreux au fil des années, au grand dam de bon nombre d’employeurs français. 13000 de plus en dix ans selon une récente étude de l’Arc Jurassien.

L’étude en question s’est plus particulièrement intéressée à leurs déplacements. Ainsi, on apprend qu’ils sont 680 à quitter Morteau chaque matin en direction de la Chaux de Fonds et 530 se rendent au Locle. Au départ des Fins, 270 vont au Locle et 260 à la Chaux de Fonds. Enfin, 630 habitants de Villers le Lac travaillent à la Chaux de Fonds et 490 au Locle. En résumé, une grosse part des actifs de ces trois villes sont frontaliers et se rendent dans les deux villes industrielles voisines effectuant entre 10 et 25 kms pour rejoindre leur entreprise. A noter que pour Morteau et les Fins, un tiers des actifs sont frontaliers. Ils sont même la moitié à Villers-le-Lac !

Ils ne reflètent pas la situation de plus de la moitié de ces pendulaires qui eux exercent à plus de 35 km de chez eux ce qui occasionne des déplacements de plus de 42 minutes. Une distance qui tend à s’allonger avec des familles qui souvent s’éloignent de la frontière pour s’installer dans des communes où l’immobilier est moins cher. Et aussi un temps de trajet qui va croissant car les routes sont engorgées matin et soir. Par exemple le col des Roches où transitent 5000 frontaliers. Car c’est un autre chiffre mis en avant par l’étude de l’Arc Jurassien : 97% des frontaliers utilisent leur voiture contre 3% seulement les transports en commun. Un dispositif de promotion du covoiturage a bien été mis en place depuis près de 10 ans mais peine à convaincre.