Haut-Doubs. Pontarlier. Appel à la vigilance !

264
Les arnaques n'en finissent pas de se multiplier, surtout sur le Net

Les forces de l’ordre se trouvent actuellement confrontées à des tentatives d’arnaques usurpant leur identité et jouant sur la peur des victimes.

La police met en garde de nombreux internautes contre des arnaques par mail de plus en plus fréquentes et qui usurpent l’identité de la Brigade de Protection des Mineurs. Ce mail indique à la victime que lors d’un contrôle de cyber-surveillance, il aurait été constaté sur son ordinateur des activités à caractère pédopornographique, de pédophilie … Autant de crimes fortement condamnables et dont la victime serait coupable. L’escroc utilise alors un vocabulaire juridique, menaçant sa victime de poursuites judiciaires allant jusqu’à la divulgation publique de ses prétendues activités. Si la victime ne répond pas dans les 72h, le dossier serait alors transmis au « Procureur adjoint du tribunal de grande instance de Créteil », spécialisé dans le domaine de la cybercriminalité. Elle serait alors fichée comme « délinquant sexuel » et les médias seraient alertés. Pour appuyer son propos, l’escroc n’hésite pas à citer des noms de hauts-magistrats, fictifs ou non et à donner la prétendue adresse I.P. de l’ordinateur de la victime. Il en rajoute une couche en apposant en début de mail le logo officiel des institutions. Tout est mis en œuvre pour faire peur à la victime et, par la suite li extorquer de l’argent. Comment ? En monnayant le silence face à cette affaire. Autrement dit, si la victime souhaite qu’il n’y ait pas de poursuite judiciaire, elle doit s’acquitter d’une somme assez rondelette.

Comment reconnaître que c’est un faux ?

On commence par vérifier l’adresse mail de l’expéditeur. Un mail officiel se termine toujours par interieur.gouv.fr. Même principe pour l’adresse des mails cités à laquelle il faudrait répondre. De plus, l’orthographe et la syntaxe de tels messages laissent souvent perplexe. Enfin, l’adresse I.P. mentionnant est facilement vérifiable sur votre machine ou, si vous ne savez pas comment procéder, présente une erreur souvent commise. Par exemple, l’escroc vous envoie comme adresse : 146.29.7.458. Cette adresse est totalement farfelue car les nombres qui composent une véritable adresse I.P. ne dépassent jamais 255.
Si vous recevez ce genre de message, ne répondez surtout pas, conservez-le et signalez-le sur la plateforme dédiée : : Internet-signalement.gouv.fr.