Haut-Doubs. Pontarlier. Bernard Laporte en ambassadeur de l’ovalie

187
Bernard Laporte a pu échanger avec les éducateurs et les jeunes joueurs du club.

Président de la fédération française de rugby (FFR) depuis 2016, l’ancien secrétaire d’Etat aux sports et sélectionneur de l’équipe de France brigue un second mandat. Il est donc allé à la rencontre des clubs amateurs dont celui de Pontarlier.

Avec son accent chantant du sud-ouest, son incontestable expérience dans le monde du rugby et son contact facile, Bernard Laporte est très à l’aise autant face à la presse et aux dirigeants de clubs qu’au milieu d’un groupe d’enfants en plein entrainement. Cette aisance est d’autant plus importante que l’homme est en pleine campagne électorale en vue d’être reconduit au poste de président de la FFR et qu’il a décidé de se présenter comme le candidat des petits, du rugby amateur, celui des campagnes, face à des adversaires qu’il juge hors des réalités, « des candidats des réseaux sociaux, des médias parisiens et des grands clubs ». Sur l’adversaire, il n’en dira pas plus, fidèle à sa philosophie du jeu qui veut qu’on avance en se concentrant sur ses propres forces.

« Sur les 44 engagements pris en 2016, nous en avons réalisé 90%. Nous souhaitons donc terminer le travail entrepris et poursuivre dans le même état d’esprit » lance-t-il, se présentant comme un véritable VRP du rugby « finalement comme l’est tout président même d’un petit club mais à une autre échelle ». Evoquant le fonctionnement de la fédération, il se félicite d’avoir redonné le pouvoir à la base « en le décentralisant et en le rendant plus démocratique ». Aujourd’hui présent sur le terrain dans le cadre de cette campagne, il insiste sur l’écoute et la proximité. « La fédération va apporter encore plus de considération et d’aide aux clubs amateurs. Nous devons nous adapter à leurs besoin » plaide-t-il.

Parmi ses XV engagements, Bernard Laporte évoque l’un des piliers de son programme : augmenter de 100 000 le nombre de licenciés d’ici 2024. « La France organise la coupe du Monde de Rugby en 2023 et on sait par expérience suite à celle de 2007 que la médiatisation de cet évènement va faire croitre les effectifs actuels d’environ 25%. Nous avons également des dispositifs pour accompagner cette croissance espérée avec 162 conseillers techniques de clubs répartis sur tout le territoire ». Ce maillage devra s’accompagner d’une présence plus importante au sein des établissements scolaires. « Il faut donner envie aux petits de pratiquer mais nous devons aussi développer la féminisation de notre sport puis une fois ces nouveaux pratiquants présents dans clubs, savoir les garder ».

Résultat de l’élection à la tête de la FFR le 3 octobre. Et dans les années à venir en ce qui concerne les promesses de campagne.

 

ENCADRE Pontarlier en première ligne

« C’est un honneur de recevoir le président de la FFR. Et pour tous les amoureux du rugby, Bernard Laporte est une référence avec un solide palmarès en tant que joueur, sélectionneur de l’équipe de France puis manager de club » souligne David Ligier, président du CAP Rugby qui comme tout dirigeant connait l’importance du lien qui unit la fédération à la base : « Nous sommes en prise directe que ce soit pour l’attribution des arbitres ou encore les diverses procédures comme en ce moment avec les protocoles liés à la crise sanitaire ».

D’un point de vue financier également, le président pontissalien sait que le monde professionnel génère une manne financière importante qui doit profiter au rugby amateur et, ce choix là appartient justement à la fédération. Et Pontarlier espère que les promesses seront tenues car le CAP est même en avance sur les objectifs du candidat Laporte : « Avec nos trois éducateurs salariés, nous allons déjà dans les écoles, les collèges et les lycées pour faire la promotion de notre sport et attirer de nouveaux licenciés ». Avec parmi les arguments celui des valeurs de solidarité véhiculées par le rugby : « Aujourd’hui plus que jamais, c’est un point fort dans un monde où l’individualisation prend de l’ampleur. Ça donne encore plus de sens à notre engagement ».

David Ligier a apprécié cette visite sur le terrain du président de la FFR