Haut-Doubs. Pontarlier. Des jeunes motards bien méritants

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Le groupe Nadamas sera sur la scène des Vieilles Spatules le vendredi soir

Ils ont tout juste 20 ans et ils sont l’espoir français du Superbike. Autre particularité : ils viennent tout droit du Haut-Doubs.

Ils s’appellent Loïc, Tanguy (alias Tanguygnol) et Valentin, ils ont entre 16 et 20 ans et ils partagent la même passion pour la moto et la vitesse. C’est sous les couleurs de l’entreprise Moto Performances, basée à Pontarlier, que les jeunes coureurs s’élancent sur les pistes avec une farouche détermination. “Depuis 2006, nous sommes présents sur les circuits de France et d’Europe, explique Louis-Philippe Millet, gérant de l’entreprise et père de deux coureurs. Tout d’abord avec l’aîné de la famille, Julien, qui a participé durant une dizaine d’années au championnat de France Superbike ainsi qu’au championnat du monde d’endurance. Ça a quelque peu motivé le petit dernier Loïc. Il a commencé avec toute une bande d’amis francs-comtois à la coupe Yamaha 125cc regroupant environs 60 jeunes et moins jeunes chaque week-end de course, tous les concurrents ayant la même machine et le même matériel.” Les trois jeunes gens se sont clairement démarqués et ont grimpé en puissance. “Tous nos jeunes sont passé par là avant d’évoluer en cylindrée supérieure, toujours via la coupe Yamaha mais cette fois en 300cc. Même principe, tous les concurrent avec la même machine et le même matériel. Seul le pilotage permet de départager les concurrents.” Louis-Philippe ajoute : “Aujourd’hui la bande d’amis des première courses de la coupe Yamaha ont bien grandi, ils sont désormais passer sur de grosses cylindré comme des 600cc ou des 1000cc qui est la catégorie “phare”. ” C’est dans cette catégorie que Loïc a choisi de courir les 29 et 30 août derniers, contre l’avis de son père qui le jugeait encore peu expérimenté. Mais Loïc a balayé d’une manche ses inquiétudes en remportant les deux courses. Aujourd’hui, ces jeunes rêvent d’aller encore plus loin, de participer aux 24h du Mans ou au Bol d’Or. « Je suis ces jeunes depuis leurs premiers tours sur des parkings de supermarché jusque sur les premières marches des podiums les plus prestigieux , conclut Louis-Philippe, alias Titus. C’est avec plaisir que je les accompagne sur les traces de Zarco et de Quartararo ». Et visiblement, ce n’est pas près de s’arrêter !