Haut-Doubs. Pontarlier. Des nouvelles du ballon ovale

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Même sous la neige, les entraînements aménagés ont pu avoir lieu. Photo : CAP Rugby

Cela fait un an que l’activité sportive, quelle qu’elle soit, tourne au ralenti pour les plus chanceux, ou bien est carrément à l’arrêt pour celles se pratiquant en intérieur.

Le rugby se jouant à l’extérieur, les entraînements peuvent continuer, sous certaines conditions : « Nous avons pu maintenir deux entraînements par semaine pour toutes les catégories, explique David Ligier, le président du CAP Rugby. Les seniors sont, quant à eux, plus restreints en raison du couvre-feu et de leur vie professionnelle, mais ils assurent quand même un entraînement tous les samedis matins. »
Des entraînements spécifiquement aménagés pour l’occasion. « Il n’y a plus aucun contact physique : pas de plaquage, pas de marquage … Mais même si les actions ne sont plus tout à fait les mêmes, les joueurs apprécient de se retrouver sur le terrain, de garder ce lien social si fort dans nos équipes. C’est primordial pour nous tous ! » L’action de formation se poursuit elle-aussi dans les classes des collèges et des lycées.
Une année blanche
Cette année, les championnats ont tous été annulés, ce qui fait que le classement actuel ne bougera pas. « Au-delà de cet aspect de classement, c’est surtout la compétition qui commence sérieusement à manquer aux joueurs, qui perdent leur motivation petit à petit …C’est pourquoi nous réfléchissons à la mise en place de mini-championnats, si toutefois les entraînements peuvent reprendre normalement. On ne vous cache pas qu’un rugby sans placage perd quelque peu de son identité ! Ce mini-championnat redonnerait sans doute l’envie aux joueurs de jouer à nouveau et au public de revenir dans les stades. » Si tout se passe comme prévu, ce mini-championnat devrait se dérouler en mai et juin prochains. « Et si les entraînements venaient à reprendre normalement début mai, on pourrait envisager des rencontres amicales. Mais pour le moment, tout est en stand-by, on attend de voir comment cette crise sanitaire évolue en espérant, comme tout le monde, qu’elle ne soit bientôt plus qu’un mauvais souvenir. »