Haut-Doubs. Pontarlier. La France sur liste rouge ?

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La multiplication des tests implique une émergence de cas positifs

C’est en tout cas la menace que laisse planer notre voisine la Suisse sur la tête des frontaliers.

Le passage à la frontière n’était déjà pas toujours simple mais il risque de se durcir encore plus. En effet, la Suisse s’apprête à passer la France en zone rouge. Cela signifie que le seuil de contamination actuel que connaît la France nécessite une mise en quarantaine. Ce seuil est déterminé par un nombre précis : 60 cas de coronavirus pour 100 000 habitants et ce, sur une période de 14 jours. A ce jour*, notre pays est à 67. L’Office Fédéral de Santé Publique lorgne scrupuleusement l’évolution de cette donnée et si la France devait franchir le seuil des deux semaines, elle basculerait alors en zone rouge. Pour les quelques 180 000 travailleurs frontaliers, cela impliquerait des restrictions et des exceptions.
Yann Hulmann,  porte-parole de l’OFSP précise : « Les personnes dont les activités sont absolument nécessaires au maintien du fonctionnement du système de santé feraient l’objet d’exceptions. D’autres travailleurs frontaliers pourraient aussi se voir accorder des exceptions, mais à de strictes conditions. »
Actuellement, le régime d’exception concernant le télétravail a été prolongé. Les entreprises employant des salariés qui travailleraient depuis leur domicile n’ont pas à payer de cotisations sociales en France.
Un autre aspect de ce placement en zone rouge inquiète les commerçants : le flux sortant des Suisses venant faire leurs achats en France s’en trouverait largement impacté. Toutefois, l’OFSP n’exclut pas le fait d’étudier les cas de contamination par région et non sur le territoire dans sa globalité. Les chiffres de l’ARS en date du 21 août dernier fixent le taux de contamination à plus de 10 cas pour 100 000 habitants (soit un peu plus de 0,01% de la population).
* Données ARS du 23 août 2020