Haut-Doubs. Pontarlier. Nos animaux ont-ils froid ?

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Sans grande surprise, les Huskies sont bien plus résistants au froid que le chihuahua (par exemple)

La question pourrait se poser, surtout au vue des dernières températures ressenties et qui nous font grelotter sous nos épais manteaux.

En réalité, le froid ressenti par nos animaux domestiques dépend de beaucoup de paramètres. A commencer par la taille de l’animal. Plus le volume est petit par rapport à la surface, moins les tissus internes produisent de chaleur et plus la déperdition en surface est importante. Ainsi, un petit lévrier élancé sera moins favorisé face au froid qu’un molosse plus pataud. Sans grande surprise, la deuxième raison est la toison qui recouvre l’animal. Plus elle est épaisse et fournie, plus elle constitue une couche protectrice sur l’animal. Les fourrures épaisses forment une sorte de coussin d’air qui retient la chaleur et empêche le froid d’atteindre la peau de notre compagnon à quatre pattes. En gros, inutile de nantir Pupuce d’un tricot fait main sauf si sa toison vient de passer sous la tondeuse.
Enfin, l’expérience du froid joue beaucoup sur la résistance de l’animal. Un chien, ou un chat, habitué à vivre sous des températures clémentes et douces aura beaucoup de difficulté à s’acclimater à un frimas montagnard. Les poils d’un animal habitué à vivre dehors sont bien plus fournis et isolants, grâce à l’effet de la glande thyroïde qui sécrète une hormone visant à activer la pousse. De plus, le poilu, toujours sous l’effet d’hormones, régule plus facilement sa température interne. C’est ainsi qu’un petit chien vivant en appartement ressentira le froid à partir de 15 degrés tandis qu’un husky, habitué aux grands froids, ne commencera à frissonner qu’à partir de -10°.
Nul besoin de bottes fourrées pour nos canidés et félidés : leurs coussinets s’adaptent aux températures hivernales en limitant les afflux de sang à leur niveau. Ainsi, le refroidissement n’a pas lieu. Attention toutefois à la glace et à l’eau qui peuvent provoquer des gerçures ou pire, des crevasses.
En réalité, le danger pour nos animaux domestiques provient surtout des écarts de températures entre logement chauffé et extérieurs gelés. Leurs fourrures d’hiver vont rapidement se constituer, ce qui induit un problème pour se rafraîchir à la maison. Le chien se mettra à haleter alors que le chat préfèrera se lécher encore et encore. A chacun sa méthode !