Haut-Doubs. Pontarlier. Robert Hossein s’affiche

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Il était réalisateur, acteur, scénariste, dialoguiste et metteur en scène français. Le CRIC rend hommage à un autre monstre du cinéma français disparu récemment : Robert Hossein.

De son vrai nom Abraham Hosseinoff, Robert Hossein a marqué le cinéma français de son empreinte. « Robert Hossein commence sa carrière cinématographique en 1948 dans Le Diable boiteux, de Sacha Guitry, où il tient un petit rôle de figuration. Sa carrière s’accélère avec le film de Jules Dassin, Du rififi chez les hommes. Ensuite, il affronte Jean Gabin, devient un des acteurs favoris de Roger Vadim, travaille avec Yves Allégret, Alexandre Astruc, Édouard Molinaro, Mauro Bolognini, Nadine Trintignant, Christian-Jaque, Claude Autant-Lara et Julien Duvivier », explique le Centre de Ressources Iconographiques du Cinéma dans un communiqué. L’artiste a eu une carrière riche durant laquelle il multipliera les fonctions : acteur, réalisateur, dialoguiste, metteur en scène … En 1955, il enfile pour la première fois sa casquette de réalisateur avec le film « Les salauds vont en enfer » dans lequel il tient le rôle de Fred. Dans les années 60, il sera l’inoubliable Joffrey de Perac dans Angélique Marquise des Anges, auprès de Michèle Mercier. « De sa filmographie, on retient surtout — c’est l’avis de Robert Hossein — Le Vampire de Düsseldorf, film sobre et prégnant, qu’il réalise et interprète avec Marie-France Pisier, sa compagne d’alors. »
Robert Hossein a conclut sa carrière riche de six décennies par un film de Francis Huster « Un homme et son chien », qu’il interprète avec Jean-Paul Belmondo, en 2009, un autre monstre sacré du cinéma.
Retracez l’ensemble de la filmographie de ce génie du grand écran à travers ses affiches de films, visibles, dans le hall de l’Hôtel de Ville, durant tout le mois de février.