Haut-Doubs. Pontarlier. Une économie en demi-teinte

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Les Suisses sont encore frileux à l'idée de passer la frontière pour venir consommer en France. photo : René Hourdry

Les tests PCR à la frontière et la réouverture des commerces en Suisse ralentissent l’économie locale. Denis Gérôme fait le point.

« Lundi 1er mars, les commerçants suisses ont pu rouvrir leurs portes. De plus, à la frontière il est demandé aux Suisses de présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures. Autant de mesures qui font que cette clientèle n’est que trop peu présente dans nos commerces. » Il était donc indispensable de redonner confiance à nos voisins suisses afin de les inciter à repasser la frontière : « Nous avons organisé une vaste campagne de communication, visant à rassurer les Suisses. Nous avons donc largement communiqué sur le fait que le test PCR n’était obligatoire que pour les personnes résidant à plus de 30 kilomètres de la frontière. Cela a porté ses fruits puisque nous avons assisté à un timide retour de cette clientèle. Nous allons continuer sur notre lancée en rappelant massivement que l’offre commerciale est toujours présente, que nos produits sont toujours là, aux prix attractifs que nous leur connaissons. Il ne faut pas oublier que les Suisses représentent 25 à 30% de notre clientèle. » Une part importante qui manque aujourd’hui aux commerçants locaux. Malgré tout, Denis Gérôme tient à rester optimiste : « Nous avons de grands espoirs sur l’avenir avec notamment l’implantation de nouveaux commerces, en ville comme en zone. Par exemple, au cœur de Pontarlier, les deux commerces de la place Saint Bénigne seront repris. Il s’agissait des locaux d’Orange et de la CNDP. Un nouveau magasin de vêtements haut-de-gamme va ouvrir rue de la République. Sur Doubs, toutes les cellules commerciales du projet Goursolle ont été vendues et les magasins de la Halle ont eux aussi été repris. Il y a donc un dynamisme certain dans le Haut-Doubs et, au regard de ce qui se passe dans le reste du département, nous pouvons affirmer que nous avons une situation privilégiée. »
Denis Gérôme conclut : « Cela fait un an que le pays est en crise mais nous constatons avec soulagement qu’il n’y aura finalement pas eu trop de casse chez les commerçants. Nous espérons tous bien évidemment des jours meilleurs et voir enfin le bout de ce tunnel bien trop long pour tous. »